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L’ IA aux commandes et la Ministre de la Culture Rachida Dati

L’ IA aux commandes et la Ministre de la Culture Rachida Dati. 

Récemment, la Ministre de la Culture Rachida Dati s’est ridiculisée en rendant un hommage à Calbo, un Rappeur mort dernièrement, un des fondateurs du groupe de Rap Ärsenik :

« L’ hommage » de la Ministre Culture, encore favorite pour devenir la future Maire de Paris, était rempli (e ) d’erreurs et parlait d’un titre de Rap qui n’a jamais existé dans la production artistique de ce groupe qui est une référence du Rap français pour celles et ceux qui le connaissent.  

C’est ma sœur qui m’a fait parvenir le lien vers cet article mentionnant ce raté de la Ministre de la Culture.

Ce qui est très naturel chez Rachida Dati, et d’autres de ses consoeurs et confrères politiques, c’est d’être opportuniste.

Malgré sa douleur que je devine aussi « sincère » qu’extrême, je n’ai donc pas été étonné qu’elle ait essayé de se montrer si « proche » du Rap par le biais de cet hommage. Le Rap étant, depuis des années maintenant, le genre musical le plus écouté en France toutes générations confondues,  et étant à l’origine le mode d’expression des jeunes plutôt exclus de la banlieue, il  y ‘avait de grandes chances pour elle de faire un petit hit médiatique. 

Mais ce « raté » montre bien comment une personne aussi intelligente que Rachida Dati a pu se fourvoyer de manière évidente en bâclant cet hommage vraisemblablement grâce à l’IA.

Car, oui, même si je pense que, comme le personnage de Tatie Danielle d’Etienne Chatilliez, que Dati est méchante, je pense aussi qu’elle est agressivement très intelligente. Ce qui ne la dispense pas de faire certaines erreurs comme lors de cet hommage.

Mais sûrement considérera-t’elle que l’erreur est d’abord humaine. Et que celles ou ceux qui lui ont rédigé cet hommage « grâce » à l’IA sont les premiers responsables. Car Rachida Dati a autour d’elle et près d’elle suffisamment d’assistants disponibles, éjectables et rémunérés dont le travail consiste aussi à être les premiers responsables de ses erreurs.  

Conclusion :

Il faut continuer de réfléchir malgré la croissance de l’IA. Un des articles que j’ai lus récemment ( qui date de…2018, je crois….) explique d’ailleurs qu’il faut voir l’IA comme un assistant. Notre assistant.

En continuant d’écrire, je persiste, finalement, à m’entraîner à penser par moi-même. Même si ce que je pense est perfectible, défectueux, a des ratés, cela préserve certaines de mes singularités. Même si je devrai et dois, déjà, me faire à l’IA et composer avec elle.

Je crois encore que, en tant qu’être humain, je continuerai d’avoir plus de profondeur que l’IA, plus de nuances, plus de variété et plus d’attraits qu’elle.

Finalement, cela me fait un peu penser à l’époque où les Cds se sont imposés au détriment du vinyle. Aujourd’hui, je découvre la plus grande partie voire la totalité de nouveaux albums sur Cd tels les derniers albums de Rosalia ( Lux) et de Theodora ( Mega BBL). Des albums que la Ministre de la Culture, Rachida Dati, écoute très vraisemblablement en boucle.

Cependant, je comprends celles et ceux qui s’en remettent désormais aux platines Vinyles et qui louent le côté imparfait du son du vinyle. Avec l’IA, ce sera et c’est peut-être un peu pareil. C’est la différence entre l’application stricte de la technique statistique et l’aléatoire des êtres subjectifs et conscients que nous sommes. Entre certains calculs politiques et économiques et ceux plus spontanés, naïfs et intuitifs de quelques autres. 

Cet article, comme tous les précédents sur ce blog, a jusqu’alors été écrit sans IA, sans tenir compte d’aucune technique statistique, ainsi que sans calcul politique et économique. Mais peut-être qu’un jour, cela changera. 

Qui a la plus grande capacité de s’adapter au changement ? L’ IA ou l’être humain ? 

Franck Unimon, ce vendredi 9 janvier 2026.