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Un suicide

»Posted by on Juin 25, 2022 in Musique | 0 comments

Un suicide

Camaret, juin 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

Un suicide

Polyglotte et voisine, elle est allée parler au bitume cinq étages plus bas. Sa langue était inconnue. La traduction ne s’est pas faite. 

 

La nouvelle m’est arrivée quelques heures plus tard après une nuit de travail. La porte de mon appartement à peine ouverte, ma fille m’a parlé d’un « accident ». Plus discrètement, ma compagne m’a parlé de « suicide ».

 

On repense à la dernière fois avant la bifurcation vers « l’accident ». Bien-sûr, rien ne pouvait laisser supposer que. Et même si….

 

Sortie de son, vol sans ailes, arrêt brutal de la routine, le suicide orchestre nos souvenirs. Puis, inspirés ou non, c’est à nous de jouer.

 

Ma fille continuait de jouer plus loin. Après avoir dit une ou deux fois « C’est triste », il m’a fallu plus de dix minutes dans les toilettes pour retrouver un peu de volonté. Ma compagne semblait avoir eu le temps de digérer l’événement. Sans doute en discutant avec deux autres voisines également sollicitées par la police.

 

Ces derniers temps, je réécoute beaucoup deux titres du groupe haïtien Les Ambassadeurs :

 

Evénement et Mission Spéciale.

 

Dans ces deux titres, qui datent des années 70-80, la musique Kompa du groupe  Les Ambassadeurs est un harnachement de vie avec lequel (comme d’autres groupes haïtiens de cette « époque ») il chante aussi son attachement à  son île natale, Haïti, recouverte par la dictature militaire et politique, pays qu’il avait dû quitter.

 

Cette musique me rappelle ces soirées antillaises où, d’abord enfant, mes parents m’ont emmené : baptêmes, mariages, communions…

Souvent dans des grandes salles où beaucoup de gens dansaient sur des titres de plus de cinq minutes.

Pour moi, ce monde était une routine et aussi un spectacle. Une routine disparue en quittant l’enfance en France. C’était avant le Zouk de Kassav’ ( https://vimeo.com/586837210 ;  Jacob Desvarieux ) à partir du milieu des années 80.

 

Mais la vie ne se regarde pas et ne s’admire pas dans les vitrines. Elle s’apprend, se traduit et se danse. Celles et ceux qui affirment le contraire parlent la langue des dictateurs. ( Enfant de la France/ Enfant de la Transe ). 

 

Après les titres Evénement et Mission Spéciale, dans notre appartement, j’ai mis du Dub avec des titres du groupe bordelais Improvisators Dub.

 

Puis, pour finir, au casque, le titre Hommage aux Disparus du groupe haïtien Les Frères Dejean.

( merci à ma cousine Janine pour m’avoir fait parvenir de Guadeloupe via mon frère il y a quelques années ces titres – et d’autres- des groupes Les Ambassadeurs et Les Frères Dejean).  

 

Franck Unimon, ce samedi 25 juin 2022.

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Au Théâtre du Soleil ce samedi 16 avril 2022 : l’île d’Or

»Posted by on Juin 17, 2022 in Théâtre | 0 comments

Au Théâtre du Soleil ce samedi 16 avril 2022 : l’île d’Or

 

 

Au théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022 pour “L’île d’Or”. Photo ©️Franck.Unimon                  

 

Au théâtre du Soleil ce samedi 16 avril 2022 : L’île d’or

 

Le Théâtre du Soleil est une planète dont j’avais entendu parler il y a plus d’un quart de siècle.

Je l’avais approchée sans l’atteindre. Le parc floral, l’été, et ses concerts (je me rappelle d’un très bon concert de Chucho Valdès). La caserne militaire où, appelé, j’étais un peu passé avant d’être affecté à l’hôpital militaire Bégin. Le centre équestre de la cartoucherie de Vincennes.

 

Il fallait réserver rapidement. Les places partaient très vite. J’habitais dans une banlieue éloignée et opposée.

 

Des noms stratosphériques, des noms magiques, sont « accolés » au Théâtre du Soleil. Ariane Mnouchkine, Hélène Cixous, Philippe Caubère, Simon Abkarian et beaucoup d’autres.

Le passé, le présent et l’avenir y sont composés comme dans une musique de Sun Ra.

 

Il y a bientôt une dizaine d’années, j’avais lu L’Art du Présent, le livre d’entretiens d’Ariane Mnouchkine avec la journaliste Fabienne Pascaud.

 

 

Pour un spectateur, pour un comédien, pour un auteur, passer par le soleil de ce théâtre, c’est entrer dans un lieu qui a résisté et résister peut-être aussi un peu avec lui.

 

A la lave de l’amnésie, de la destruction, de la dépression et du fatalisme.

 

Pour cela, il faut traverser Paris, capitale et astre culturel, ou s’en extraire. Pour venir à Vincennes. En voiture, en navette, à pied depuis la gare du RER A, voire en bus ou à pied. Je ne l’ai pas vérifié mais peut-être que le théâtre du Soleil a tenu à s’implanter hors de Paris avec un esprit d’engagement qui similaire à celui du théâtre des Amandiers, à Nanterre, lors de sa création ou dans certains mouvements proches de l’antipsychiatrie. 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

Pour cette première fois au Théâtre du Soleil, j’avais emmené ma fille avec moi. Depuis Argenteuil, nous avons pris nos vélos, le train puis le RER. Il faisait beau.

 

Devant le Théâtre du Soleil, à gauche, en blanc, Ariane Mnouchkine après la représentation ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

 

J’ai dû m’y prendre à trois fois pour cette première fois. D’abord, il a fallu remettre notre venue à une autre date. Trop de cas de Covid parmi les comédiens en janvier m’avait-on appris ? Est-ce que je voulais reporter notre venue ou être remboursé ? On reporte. Je suis né à Nanterre où, jusqu’à mon adolescence, j’ai grandi à quelques minutes à pied du théâtre des Amandiers devant lequel je suis passé d’innombrables fois en le regardant comme un endroit qui m’était complètement exogène. Même si, en classe de 3ème, avec notre prof de Français de 3ème, je suis entré une fois dans le théâtre des Amandiers pour aller voir Combat de Nègres et de chiens, j’ai raté toutes mes rencontres avec le théâtre des Amandiers. Quarante ans plus tard, je n’allais pas rater ma rencontre avec le Théâtre du Soleil.  

 

Au théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

La fois suivante, ma fille était invitée à l’anniversaire d’une ses copines. Nous n’allions pas la priver de cette fête pour cette « surprise ». Une « surprise » dont elle ne connaissait rien. Plus de trois heures. Un ou deux entractes. Un peu un pari. Il y a des surprises d’accès plus « facile».

J’ai fait confiance à l’endroit et au jeu. A la mise en scène. Au spectacle. A mon envie ou à ma “folie”. 

 

Sur place, nous avons trouvé dehors un public qui  m’a semblé être constitué d’habitués. Autant celui venu pique-niquer ou se distraire en famille que pour se restaurer ou pour assister à la représentation.

 

A l’intérieur, cela a été la surprise de voir les comédiennes et les comédiens se préparer.

Je ne peux pas parler de ce que j’ai vu sur scène. Mais je suis content d’être venu.

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Avec Emmi. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Et si j’ai mis autant de temps pour montrer ces photos, c’est parce-que j’ai voulu bien les choisir. Je ne suis pas sûr, ce soir, d’y avoir réussi mais j’espère qu’elles parleront pour moi.

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Emmi découvre les comédiennes et les comédiens en pleine préparation. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce Samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

 

 

Au Théâtre du Soleil, ce samedi 16 avril 2022. Emmi avec Ariane Mnouchkine, après la représentation. Photo©️Franck.Unimon

 

Franck Unimon, ce vendredi 17 juin 2022.

 

 

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Ligne 56

»Posted by on Juin 1, 2022 in Croisements/ Interviews | 0 comments

Ligne 56

Baguette de pain au charbon actif de la boulangerie Utopie. On dirait une pirogue. Photo ©️Franck.Unimon

Ligne 56

 

Initialement, ce n’était pas mon chemin. Pour rejoindre la Gare du Nord depuis la place de Nation, j’avais d’abord prévu de prendre le RER. Puis, j’ai pensé au bus. J’ai trouvé celui de la ligne 56. Il a fait très beau, aujourd’hui. Sauf que dans le bus, les gens étaient énervés. Des femmes, principalement. Il y avait un certain nombre de poussettes avec des enfants. Des personnes en fauteuil, aussi. Tout le monde voulait prendre le bus et aller quelque part. 

Une place assise s’est libérée assez vite devant moi. Je me suis installé en sens inverse de la circulation. Et j’ai sorti mon baladeur. J’ai cherché un titre de U-RoyControl Tower. J’avais envie d’aller ce soir au concert de Zenzile et de High Tone ( Zentone )à l’Elysée Montmartre. J’ai aimé plusieurs titres de leur album. Je les ai déja vus séparément en concert.

 

Je n’ai pas trouvé U-Roy. Je me suis rabattu sur le titre Why de Tikiman/ Paul St Hilaire. Mais cela n’a changé grand chose :

 

“Ne soyez pas raciste !”. Cela faisait des années que je n’avais pas entendu ce genre de phrase. Celle qui, pour certaines personnes, est rapide à attraper et à lancer dès qu’on les contredit ou contrarie. 

 

“Au lieu de parler, vous feriez mieux de conduire” a continué la même dame. Pour développer ensuite : “Sinon, vous allez faire un accident…”. Puis, dans le bus, à destination du chauffeur, elle a répété cette phrase quatre ou cinq fois comme un mantra ” Vous allez faire un accident”. Comme si elle l’espérait. Comme si les autres personnes autour d’elles ne comptaient pas. 

 

Le chauffeur est resté calme. Comme il l’avait annoncé à plusieurs reprises, son terminus est arrivé à la station Strasbourg/Magenta.  Il n’y avait pas eu d’accident. Tout le monde est descendu. 

Je suis allé voir le chauffeur, alors qu’il continuait de répéter, professionnellement, que cet arrêt était terminus. Et qu’un autre bus, qui, lui, irait jusqu’à la Porte de Clignancourt, allait arriver dans trois minutes. Il tenait à ce que tout le monde ait bien entendu l’information.

Lorsqu’il a remarqué que j’étais près de lui et que j’attendais, il s’est tourné vers moi. Je lui ai dit :

“Félicitations pour votre sang-froid !”.

Il m’a répondu : ” Ah, merci ! Je ne sais pas ce qui se passe….je connais bien cette ligne et je ne sais pas pourquoi les gens sont énervés comme ça”.

 

J’ai marché jusqu’à la gare de l’Est. En m’approchant, j’ai reconnu l’acteur Alex Descas, de dos. J’ai continué de marcher et j’ai hésité. 

Vous ne connaissez pas l’acteur Alex Descas ? Il est le futur dictateur Mobutu dans le film Lumumba de Raoul Peck. Son apparition à la fin du film, après l’assassinat de son “ami” Lumumba était glaciale. 

Alex Descas a aussi joué dans plusieurs films de Claire Denis. Vous ne le trouverez pas dans le dernier Top Gun avec Tom Cruise. Alex Descas a aussi joué dans Volontaire (2018) de Hélène Fillières. 

 

C’est la seconde fois que je croise Alex Descas par hasard dans Paris. La première fois, c’était avant l’existence de mon blog, près du centre Pompidou, non loin d’une salle de cinéma, le MK2 Beaubourg. Là, c’est à la gare de l’Est. Qu’est-ce que je fais ?

 

J’attends un peu. Puis, alors qu’il se dirige vers la gare de l’est et me dépasse, je me rapproche doucement :

“Bonjour, Monsieur Alex Descas…”.

Il s’arrête. C’est bien lui. Il me salue comme si nous nous étions déja vus. Alors qu’il est impossible qu’il se souvienne de moi. 

Il m’écoute patiemment. Je lui explique que j’aimerais bien faire son portrait pour mon blog. Sur le principe, il semble partant. 

Donc, je lui demande :

“Alors, comment on fait ?”. 

Il me répond de contacter son agent, me donne son nom, m’apprend qu’il sera absent durant quelques semaines. 

Il s’agit maintenant de ne pas trop l’importuner. Mais, avant de le laisser, je lui demande s’il accepte que l’on fasse une photo, ensemble. Il accepte facilement. Les smartphones, aujourd’hui, permettent facilement de se photographier avec quelqu’un. 

L’acteur Alex Descas et moi, ce mercredi 1er juin 2022, à la gare de l’Est. Avec nos lunettes, on pourrait presque croire que nous sommes de la même famille. Photo©️Franck.Unimon

 

Après le deuxième cliché, je lui dis :

“Vous êtes plus beau que moi !”.

Il commence à répondre :

“Ce n’est pas une question d’être beau…”. Puis, il comprend que je le taquine.

Alors qu’il tire sa valise à roulettes, je lui souhaite un bon voyage. Il me tape sur l’épaule amicalement avant de s’en aller.

 

Rachida Dati

Article issu du journal “Le Parisien”.

 

 

Rachida Dati force mon admiration pour sa capacité à s’imposer en politique. Elle ne m’est pas sympathique. Je lui reconnais des aptitudes hors normes dans cet univers très particulier de la politique. Elle est quand même celle qui avait réussi à effrayer François Fillon alors qu’il était encore Premier Ministre, lorsque celui-ci avait envisagé de se présenter pour devenir maire d’un des arrondissements prestigieux de Paris ! Peut-être l’arrondissement dont Dati est désormais la maire. Le 6ème ou le 7ème.

 

De toutes les femmes nommées Ministre par Nicolas SarkozyDati est, je crois, la seule à s’en sortir. Même si Valérie Pécresse ne s’en sort pas trop mal, surtout après ses résultats aux dernières Présidentielles. Car j’ai vu que, ça y’est, Pécresse avait réussi à rembourser ses dettes dues aux élections Présidentielles. Elle a “reçu” plus de trois millions d’euros de dons pour rembourser ses dettes. Elle s’est quand même très bien débrouillée. Et cela signifie, pour moi, qu’elle survivra. Et si elle survit, cela veut dire qu’elle fera mal à quelqu’un, à un moment ou à un autre. Comme Dati.

 

Cet article trouvé dans le journal Le Parisien m’a très vite interpellé car Dati avait choisi Anne Hidalgo pour ces dernières élections Présidentielles.

En lisant les propos de Dati concernant Anne Hidalgo, je me suis dit :

” Dati, c’est vraiment un serpent !”. A part, bien-sûr, envers Nicolas Sarkozy. On dirait qu’en dehors de celui-ci  ( Nicolas Sarkozy ) ou de celle ou de celui qu’il “soutient” ou “protège” que Dati a carte blanche pour étriller qui bon lui semble. Pour moi, Dati fait partie des psychopathes qui ont réussi. Elle injecte, sans hésiter, une dose robuste de venin à Anne Hidalgo qui pourrait décimer une écurie. 

Je sais que Dati cherche à bâtir la mise à mort, au moins politique, d’Hidalgo. Mais je me demande aussi si Anne Hidalgo persiste à rester parce-qu’extrêmement rigide. Et orgueilleuse. Ce qui ferait, aussi, de Dati une commentatrice lucide.

Si c’est le cas, ce serait un nouveau tour de magie stratégique de plus de celle-ci si elle parvenait, une fois Hidalgo partie, à devenir maire de Paris à sa place. Car on dirait que personne ne pourrait lui tenir tête pour devenir maire de Paris. A part peut-être….Valérie Pécresse

 

Utopie

Pain de la boulangerie Utopie. Photo©️Franck.Unimon

 

C’est un nom bien choisi pour une boulangerie. J’avais arrêté d’y aller. Et puis, en lisant un article récemment sur la fabrication artisanale du pain, j’ai réentendu parler de la boulangerie Utopie. C’était sur mon trajet de métro, ce mardi. Alors, j’y suis retourné. Je ne connaissais pas ce pain. Je l’ai goûté ce matin. Très très bon. Je reviendrai.

 

Franck Unimon, ce mercredi 1er juin 2022. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au bâtiment 21 avec Pierre Sabourin et Claude Orsel

»Posted by on Juin 1, 2022 in Addictions | 0 comments

Au bâtiment 21 avec Pierre Sabourin et Claude Orsel

Depuis le pont d’Argenteuil, ce 29 Mai 2022, au matin. Photo ©️Franck.Unimon

 

              Au bâtiment 21 avec Pierre Sabourin et Claude Orsel

 

La semaine dernière, le groupe de Rap PNL (aucun rapport a priori avec la Programmation Neuro Linguistique )  a joué plusieurs jours de suite au Palais Omnisports de Bercy. Après avoir écouté cinq titres de leur album Dans la Légende (sorti en 2016), j’ai changé de Cd pour leur préférer celui de Kool Shen, Sur le Fil du rasoir qui, bien que daté (sorti également en 2016), m’a offert deux titres que j’ai réécouté :

Déclassé et Debout.

Auparavant, le titre Ska du Cap de Marion Canonge, sur son album Mitan (sorti en 2011) m’avait beaucoup parlé. De même que la sincérité à peu près infaillible de Diam’s dans son album Brut de Femme (sorti en 2003) ainsi que dans ces quelques minutes que j’ai regardées de son interview récente par le journaliste Augustin Trapenard à propos de son documentaire sur sa carrière et sa vie, projeté cette année au festival de Cannes, festival- présidé cette année par l’acteur Vincent Lindon– qui s’est terminé ce samedi 28 Mai.  

 

 

Mais, il m’a néanmoins fallu écouter l’album solo du pianiste cubain Bebo Valdès (sorti en 2005) – et peut-être aussi débuter la lecture de Notre corps ne ment jamais d’Alice Miller (paru en 2004)- pour me décider à raconter un peu le séminaire Psychothérapies, Psychanalyse et Addictions ( P.P.A) Transfert et Contre Transfert  proposé un samedi ( ou deux ?) par mois  par Claude Orsel.

 

A moins que ce ne soit, tout simplement, le fait d’avoir discuté la veille ou l’avant veille, avec un de mes cousins, dont l’ex beau-père a été condamné, à plus de 60 ans, à 12 ans de prison, pour agression sexuelle sur l’une des filles de sa compagne. Cela fait deux ou trois fois, maintenant, qu’alors que nous discutons de tout autre chose, que mon cousin a “besoin” de faire allusion à  son ex-beau père, qui, désormais, est en prison pour ces faits. Lui, qui se donnait en exemple. Mon cousin a du mal à l’admettre, mais, plus de trente ans après avoir atteint sa majorité et être parti vivre chez lui, il en veut encore à son ex-beau père. Quelques années plus tôt, avant tout « ça », avant cette condamnation, mon cousin m’avait un jour répondu, sûr de lui :

« Tout ça, c’est le passé ». Comme s’il avait tiré un trait. Un trait ?! Le voici, le trait tiré par mon cousin, cela fait deux ou trois fois, maintenant, en à peu près deux ans, qu’il faut qu’il mentionne, à un moment ou à un autre, le fait que son ex beau-père est en prison…

J’ai de quoi comprendre. J’ai été, là, enfant, chez lui. Si son ex- beau-père avait toujours été gentil – ou indulgent plutôt- avec moi, j’avais aussi été quelque peu témoin de certaines humiliations qu’il lui avait infligées. Et, j’ai au moins à peu près un souvenir d’un jour où mon cousin, à dix ou douze ans, s’était démené pour se faire aimer de cet homme qui soufflait le chaud et le froid dans cette maison. Mais, moi, je n’étais pas directement concerné par cette tyrannie. Et puis, ça me dispensait de celle de mon propre père, à la maison, alors, je n’avais pas à me plaindre….

Rue de Rivoli, Paris, le 29 Mai 2022 vers 20h50. Photo ©️Franck.Unimon

La dernière fois que j’avais vu l’ex-beau père de mon cousin, c’était, par hasard, à la Défense, il y a à peu près dix ans. Il ne vivait plus avec ma tante, la mère de mon cousin, depuis des années. Il  allait bien. Il vivait avec quelqu’un d’autre. Peut-être avec celle dont la fille, ensuite, s’est plainte d’agressions sexuelles…

 

L’invité de Claude Orsel, ce samedi 19 Mars 2022, c’était Pierre Sabourin. Son nom me disait quelque chose. Je savais que c’était quelqu’un d’important. Mais c’était flou.

 

Pierre Sabourin, psychiatre et psychanalyste, a cofondé, il y a trente ans, le Centre des Buttes Chaumont. Dans ce centre, on reçoit des victimes d’inceste et on « s’occupe » des violences intrafamiliales et des thérapies familiales.

 

Inutile de dire que durant toute  mon enfance et mon adolescence, jamais les mots «psychiatre » et « psychanalyste » n’ont été prononcés devant moi par quelqu’un de la famille, ou un proche, faisant autorité ou d’à peu près respecté. Au mieux, « la psychiatrie », ça allait avec la folie de celle ou de celui qui avait mal tourné. Et c’était tout ce qui pouvait nous y attendre, à la limite :

Nous retrouver du côté des fous. En quelque sorte ensorcelés par cette croyance, notre destin était ainsi scellé. Mais, chez moi, nous ne pensions pas à la psychiatrie de toute façon. Ou alors, un peu en secret, plus tard, lorsque ma mère évoquerait le fait que mon père était devenu fou au moment de partir faire son service militaire. Mais cela restait un mystère. On pouvait donc devenir fou comme ça ou après avoir été ensorcelé. Comme on attrape un rhume….

Dans l’hôpital Ste Anne, Paris 14ème, ce samedi 19 Mars 2022 au matin. ©️Franck.Unimon

 

Ce samedi 19 mars 2022, un peu avant 9h30, pour assister à ce séminaire à l’hôpital Ste Anne, à Paris, dans le 14 ème arrondissement, il y avait presque autant de monde qui attendait devant le bâtiment 21 qu’au festival de Cannes ou avant un des concerts du groupe PNL.  

 

Il faisait neuf degrés. Il faisait donc, un peu frais.

 

Bien que Claude Orsel ait appelé l’hôpital, avant son arrivée, ce samedi matin, l’entrée du bâtiment 21 était toujours close à notre arrivée.

 

Claude Orsel est né en 1937. Praticien depuis les années 60, il est l’un des  pionniers, en France, dans le traitement des addictions. C’est seulement depuis deux ou trois ans, que j’ai commencé à rencontrer Claude Orsel. En cherchant à me former aux addictions. En tant que soignant.

La première fois que je me suis rendu aux séminaires qu’il organise, Monique Isambart est venue raconter son parcours ainsi que cette époque où, avec Claude, et d’autres, ils s’étaient occupés de patients toxicomanes, à l’Abbaye, en 1969, dans les beaux quartiers de St-Germain des Prés. Deux ans avant que Olivenstein ne crée Marmottan dans le 17ème arrondissement. Je ne connaissais pas du tout l’Abbaye. Je connais un petit peu mieux Marmottan. J’y ai même fait quelques remplacements en tant qu’infirmier. Marmottan a fêté ses cinquante ans à la Cigale en décembre de l’année dernière. J’y étais mais je n’ai pas encore pris le temps d’en rendre véritablement compte dans un article. ( pour patienter, on peut lire Les cinquante Temps de Marmottan). 

 

Ce samedi 19 Mars 2022,  j’ai été admiratif de voir comme Claude Orsel et Pierre Sabourin ont pris ce contretemps, dehors, avec légèreté ; discutant, attendant avec nous que l’on vienne nous ouvrir. Et, pour cela, se mettant au soleil avec nous pour se réchauffer un peu. Ils n’étaient pas à ça près. A plus de 80 ans ! Après tant d’années à percevoir des histoires dans tous les sens mais aussi à vivre des expériences cliniques de fond….

 

Nous pouvons supposer que toutes les portes de ce bâtiment auraient été ouvertes avant même l’arrivée du groupe PNL ou de n’importe quelle vedette du festival de Cannes.  Nous pouvons aussi supposer que Claude Orsel et Pierre Sabourin ont dû en rencontrer, des célébrités. Tant dans le monde du spectacle que de la clinique et de la pensée. Mais ce samedi 19 mars 2022, j’ai sûrement été plus contrarié que l’un et l’autre que l’on nous fasse autant attendre pour accéder à l’intérieur de ce bâtiment. Eux deux semblent avoir à peine remarqué l’incongruité de notre « sort ». Et puis, cela ne valait pas la peine de s’attarder sur ce genre de détail.

 

Par terre, avant d’entrer dans ce bâtiment 21, j’ai aperçu un article de Georg Simmel : Les grandes villes et la vie de l’esprit.

 

En tout, dans la salle, nous étions huit en incluant Claude Orsel. Quatre femmes et quatre hommes, dont une patiente de Claude Orsel. Ce n’est pas la première fois qu’un patient ou une patiente de Claude Orsel vient assister à ce séminaire. Je le souligne car je suis habitué, dans mon travail, à ce que patients et soignants soient séparés.

 

Pierre Sabourin et Claude Orsel se sont connus en Troisième et en Seconde. Pierre Sabourin a un ou deux ans de plus que Claude Orsel.

 

D’emblée, Pierre Sabourin, encore debout dans la salle, nous a interrogé à propos des transgenres. « C’est une question à laquelle on n’est pas habitué ».

 

« J’ai envie de prendre un peu de testostérone » a pu dire une jeune patiente.

 

Le terme « maltraitance » n’existait pas dans le vocabulaire lorsque Claude Orsel et Pierre Sabourin faisaient leurs études de médecine.

 

Direct, voire assez directif, avec la volonté sans doute de trancher afin d’aller à l’essentiel, Pierre Sabourin nous recommande certains ouvrages :

 

La violence impensable, « Introuvable » nous dit Sabourin.

 

Quand la famille marche sur la tête qu’il a co-écrit avec Martine Nisse, autre cofondatrice, avec lui, du Centre des Buttes Chaumont.

 

Sandor Ferenczi, un pionnier de la clinique

 

Puis, Sabourin nous recommande « trois livres sans complexe » :

 

Mort de honte, la BD m’a sauvé dans lequel Serge Tisseron raconte son viol par sa mère.

 

Le Consentement de Vanessa Springora.

 

La Familia Grande de Camille Kouchner.

 

Asnières sur Seine, ce 29 Mai 2022, au matin. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Dans le Petit chaperon rouge de Charles Perrault, «  les loups les plus doucereux sont les plus dangereux » nous dit Sabourin. Mais, aussi, «  la menace de mort est toujours présente dans les incestes » :

 L’auteur(e) de l’agression menace soit la victime de mort ou de se suicider si elle parle pour dénoncer.

 

Sabourin évoque « l’effet hypnotique » de la menace de mort sur les victimes. Et poursuit :

« Le médecin doit être le défenseur de l’enfant ». Le médecin a devoir de signalement s’il constate un danger pour l’enfant dans son entourage.

 

Sabourin parle de Marceline Gabel, ancienne secrétaire de Serge Lebovici, psychiatre et psychanalyste, décédé. Celle-ci a écrit des livres.

 

Il est fait mention du numéro 154 de la revue Coq-Héron (revue scientifique d’orientation psychanalytique crééé en 1969).

 

Sabourin recommande le livre Dans la maison de l’ogre- quand la famille maltraite ses enfants de Bernard Lempert, « Une merveille d’écriture » selon Pierre Sabourin.

 

Sabourin explique :

 

« L’absence d’amour entraîne l’absence de don qui amène la dette ».

 

Sabourin parle ensuite, chez la victime de « l’autosacrifice de sa propre intégrité de pensée pour sauver ses parents ».

 

Je découvre que Sabourin connaît très bien des cliniciens hongrois. Ainsi, il est capable de nous donner l’orthographe exacte de Boszormenyi-Nagy Ivan, psychiatre qui a écrit l’ouvrage Invisible Loyalties.

 

Sabourin recommande de relire :

 

 Sándor Ferenczi, un pionnier de la clinique 

 

Totem et Tabou de Freud

 

« La loi de Lacan, c’est la loi du langage » nous dit Sabourin. « On fait appel à la police quand la loi symbolique n’a plus d’effet ».

 

Sabourin nous recommande la lecture de Le Petit homme-coq de Sándor Ferenczi.

 

Est-ce en parlant de Le Petit homme-coq de Ferenczi et/ou de Le petit Hans de Freud que Sabourin parle « d’identification à l’agresseur » ?

 

Il est demandé à Sabourin quels sont quelques uns des signes qui peuvent faire penser qu’un enfant a été abusé. La réponse de Sabourin :

 

Lorsque l’enfant se masturbe tout le temps, tape, frappe, tripote les gens…

 

 

Un dessin d’enfant peut être une preuve clinique et peut être envoyé au procureur.

 

Autrefois, l’enfant était le « domaine » de la femme et de la mère. Il y avait une grande importance de la nounou.

 

« Le silence structure les familles » nous dit Sabourin. « Du ciment dans lequel on met les pieds ? » remarque une des participantes du séminaire.

 

 

«  La Terre a marché sur un certain nombre de mensonges » nous dit Claude Orsel.

 

Sabourin nous recommande l’ouvrage Le Mystère Freud, psychanalyse et violence familiale de Giovanna Stoll et Maurice Hurni, aux éditions L’Harmattan.

 

 

Sur le site de la sécurité sociale, depuis quelques mois, une attention est portée en matière de prévention sur les 1000 premiers jours de l’enfant est-il dit lors de ce séminaire.

 

« La haine de l’amour ». Cette expression est employée par quelqu’un toujours lors de ce séminaire mais j’ai oublié l’auteur(e) de cette expression. 

J’ai parlé de l’artiste et chanteuse réunionnaise, Ann O’Aro, abusée par son père et qui en parle dans son premier album ( Ann O’Aro). Quelques personnes ont pris ses “références”. 

Cependant, je ne connaissais aucun des ouvrages cités par Sabourin. Et n’en n’avais, et n’en n’ai encore lu aucun. Je connaissais Ferenczi, Freud et Tisseron de nom. J’ai peut-être lu un ouvrage  ou deux de Tisseron

Sabourin m’a toutefois confirmé que le livre Le Berceau des dominations de Dorothee Dussy, livre dont j’avais entendu parler récemment, et que je venais de commander, est à lire.

Sabourin me confirme aussi que, souvent, lorsque des professionnels de la Santé se retrouvent face à une situation d’inceste qu’ils se demandent en quelque sorte :

“Pourquoi, c’est tombé sur moi ?!”. Tant ces professionnels peuvent être désemparés devant ce genre de situation. Je ne me sens pas particulièrement à l’aise, personnellement, devant des situations d’inceste que je pourrais rencontrer au travail. 

L’inceste ( au même titre, sans doute, que la pédophilie, mais pour d’autres raisons) est une “particularité” de la clinique qui peut désarmer ou égarer bien des professionnels de la Santé. 

Je comprends que la pratique d’un Pierre Sabourin ou d’un Claude Orsel repose, aussi, sur un armement intellectuel « lourd ». Armement ou ossature dont je suis dépourvu, contrairement sans aucun doute à plusieurs des autres participantes et participants de ce séminaire. Sur les 8 personnes présentes ce samedi 19 Mars 2022, 6 sont des thérapeutes (psychothérapeutes, psychanalystes, psychiatres), 1 est une patiente. Je suis infirmier en psychiatrie et en pédopsychiatrie. Je lis mais assez peu ces ouvrages cités par Sabourin. Et je ne suis pas formé à la psychanalyse. 

 

Il faudrait aussi parler de la moyenne d’âge des participantes et participants. J’aurai 54 ans, cette année. L’ensemble des participantes et participants m’a semblé plus âgé que moi en moyenne de quelques années. Certaines des participantes connaissent Claude Orsel depuis vingt, trente ans, voire davantage.

 

La psychanalyse, un peu comme l’Aïkido, a perdu de sa reconnaissance médiatique. Son nombre d’adhérents diminue. En plus, il s’agit d’une discipline difficile à « maitriser » comme à intellectualiser.

Il lui est préféré des « protocoles » ou des techniques présentées comme plus rapides à utiliser, plus efficaces et aux résultats plus concrets.

Je sais que lire et la théorie ne font pas tout. On peut être très « bon » en théorie ou pour un travail administratif. Et être complètement inadéquat pour la pratique. Pourtant, lorsque la psychanalyse est servie par des personnes comme Pierre Sabourin ou Claude Orsel, il me semble plus difficile de la contredire ou de la déshériter.

 

Le prochain séminaire proposé par Claude Orsel se déroulera ce samedi 4 juin 2022 avec Patrick Declerck qui vient d’écrire Sniper en Arizona.

 

J’aurais d’autant plus voulu être présent que Patrick Declerck – formé à la psychanalyse- avait donné un cours à ma promotion. Il me reste des souvenirs de son intervention. C’était il y a plus de trente ans. A la fin des années 80, en pleine épidémie du Sida, à l’époque où François Mitterand était Président de la République. L’hôpital de Nanterre s’appelait peut-être encore la maison de Nanterre. 

 

Mais je serai en stage avec mon club d’apnée, ce samedi 4 juin.

Rue de Rivoli, Paris, 30 avril 2022. Photo ©️Franck.Unimon

 

Franck Unimon, ce mercredi 1er juin 2022.

 

 

 

 

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Les Portes ouvertes des Frigos de Paris ce dimanche 22 Mai 2022

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Les Portes ouvertes des Frigos de Paris ce dimanche 22 Mai 2022

Devant les Frigos, le 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

Les Frigos, ce 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

Les Frigos, le 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

 

Les Frigos, le 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

 

Les Frigos, le 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

 

Les Frigos, le 12 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

 

 

Les Frigos, ce dimanche 22 Mai 2022 vers 18h. ©️Franck.Unimon

 

 

 

Les Portes ouvertes des Frigos ce dimanche 22 Mai 2022

Un des documents affichés que l’on peut voir à un des étages des Frigos ce dimanche 22 Mai 2022.

 

 

Pareil au document ci-dessus.

 

 

Idem.

 

 

Idem. Je confirme le fait que ce lieu est très cinématographique.

 

Je suis retourné aux anciens Frigos de Paris, dans le 13ème arrondissement de Paris, ce dimanche 22 Mai 2022 parce-que, quelques jours plus tôt, le 12 Mai, j’ai raté un bus.

 

Et que j’ai pris le suivant avec B… un des artistes résidents depuis une vingtaine d’années. Après son père. Lequel B… m’a parlé de ces portes ouvertes du 21 et du 22 Mai 2022.

 

J’étais venu la première fois aux Frigos au début des années 90. Un camarade de la Fac de Nanterre m’avait parlé de ses studios de répétition de musique. Un camarade plutôt sympathique mais aussi étonnant, peut-être mythomane. Néanmoins, ce qu’il m’avait dit des Frigos m’avait donné envie d’y aller.

 

La ligne 14, ce dimanche 22 Mai 2022. ©️Franck.Unimon

 

J’habitais encore à Cergy-Pontoise. J’étais descendu à la station de métro du Quai de la gare. La ligne 14 du métro n’existait pas. Les lieux m’avaient épaté avec leurs grosses portes de frigo. Leur atmosphère. J’avais trouvé un lieu qui sortait des contours de l’ordinaire. Je m’étais alors senti moins lisse, moins scolaire. Même si je ne savais pas quoi faire de cette « découverte » qui n’en n’était pas une pour d’autres.

 

Néanmoins, content de moi, j’y avais emmené ma copine de l’époque. Laquelle, intimidée, m’avait dit :

 

« C’est bon, tu as réussi ton coup. Ça me fait peur. Maintenons, partons ! ». C’était en 1992 ou en 1993.

 

Puis, il y a un peu plus de cinq ans, je me suis approché à nouveau des anciens Frigos de Paris. Lesquels, entretemps, m’avaient semblé plus inaccessibles qu’au début des années 1990.

 

Sauf lorsque j’avais appris que Stéphane Bourgoin, alors encore spécialiste français incontournable des tueurs en série (en 2020, il fut confondu pour plusieurs de ses mensonges ) y organisait, sous les voutes, près des anciens Frigos de Paris, un événement relatif à ce sujet. 

C’était après la parution du livre Utθya, en 2013, de Laurent Obertone « consacré » à la  tuerie de masse commise en Norvège, à Oslo et sur l’île d’Utθya, par Anders Breivik en 2011. Je me rappelle de Stéphane Bourgoin évoquant ce livre devant moi avec un certain enthousiasme et de mon embarras : je ne l’avais pas lu malgré mon “intérêt” pour la criminologie et alors que je l’avais interviewé (Stéphane Bourgoin) deux fois deux ou trois ans plus tôt.

 

J’avais trouvé les salles des voutes des anciens Frigos de Paris très bien ajustées à l’événement, question ambiance. Une nuit cinéma y avait même été organisée. Durant l’une des journées de cet événement consacré aux tueurs en série, je me rappelle de certains intervenants, dont un magistrat. Et d’un inspecteur de police qui avait croisé Richard Durn, auteur de la tuerie de la mairie de Nanterre, lors d’un conseil municipal,  après son arrestation. J’avais connu Richard Durn au lycée de Nanterre et j’avais passé quelques moments avec lui. Je me souviens assez bien de lui. ( Au Lycée ).

Dans les voutes proches des frigos, des livres et des bandes dessinées avaient également été mis en vente avec possibilité de dédicace. Dont Mon ami Dahmer de Derf Backderf. Cela devait être en 2013 ou 2014.

Pour un peu toutes ces raisons, retourner ce dimanche 22 Mai 2022 aux anciens Frigos, revenait aussi à retourner dans mon passé.

 

 

Plusieurs des artistes rencontrés, visités, ce dimanche, étaient déja résidents aux Frigos lors de ma première venue au début des années 90. C’est en discutant un peu avec eux que je l’ai appris. Car ce dimanche 22 Mai, pas de tueur en série ou d’odeur de poudre lorsque j’arrive. Une ambiance agréable. Plusieurs personnes sont attablées, dehors, dans la cour intérieure pavée et prennent un verre. Mais je ne peux pas m’asseoir avec elles. Puisque j’arrive plus tard que prévu et je ne sais pas combien de temps il me reste pour “entrer” dans les Frigos. En passant, je vois que j’ai raté un concert de Rap mais aussi une prestation de poésie.

Si le public que j’aperçois est assez féminin, on vient aussi à ces portes ouvertes en famille. La veille, je suis allé au Survival Expo Paris 2022. Ce qui m’a amené à venir seulement ce dimanche.J’ai envisagé de venir le matin avec ma fille mais les devoirs pour l’école ont pris plus de temps que prévu. Et puis, je me suis demandé si cet endroit lui conviendrait. Oui, il aurait pu convenir car j’ai croisé quelques parents avec leurs enfants.

J’arrive sur la fin de ces portes ouvertes. Il est près de 18h et j’ai le plaisir d’apprendre que cela se terminera à 20H. J’appréhendais que cela ne s’arrête plus tôt.

 

Si je passe d’abord par le premier et le second étage, j’opte ensuite assez rapidement pour monter (par les escaliers, plutôt que par l’ascenseur qui fonctionne) le plus haut possible. Au 4ème et au 5ème étage.

 

Comme il y a un peu de visiteurs et qu’il fait beau, au mois de Mai, je ne ressens pas cette atmosphère inquiétante que j’avais trouvée la première fois où il faisait sombre ou nuit, alors que pas grand monde ne circulait dans les escaliers et les couloirs.

Les photos qui arrivent ne suivront pas toujours avec exactitude la chronologie de ma visite ce dimanche 22 Mai 2022. 

 

©️Franck.Unimon

 

 

©️Franck.Unimon

 

 

©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

Ici, j’ai reçu gracieusement des conseils concernant le montage. ©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon. La suite de la photo précédente. On peut voir qu’il est alors 18H50. Il reste un peu plus d’un heure. Il y a 5 étages à monter ( je me suis passé de l’ascenseur) et je ne sais pas combien d’ateliers sont ouverts.

 

 

 

L’artiste Marquat, peintre et sculpteur. ©️Franck.Unimon

 

 

Sculptrice, céramiste, peintre, Isabelle Mouedeb est également art-thérapeute et pédagogue. J’ai été particulièrement attiré par ses sculptures en céramique pour lesquelles elle utilise ” deux techniques principales : le raku et l’enfumage. Sur un prospectus qu’elle m’a remis, ces deux techniques, que j’ai découvertes, sont expliquées. Il n’y a rien d’étonnant dans le fait que la technique du Raku m’ait plu puisque je suis amateur de thé japonais et avais ramené de mon voyage au Japon une tasse de thé en céramique sans aucun doute fabriquée avec cette technique.

Les oeuvres au premier plan sont d’Isabelle Mouedeb. ©️Franck.Unimon

 

Oeuvres d’Isabelle Mouedeb. ©️Franck.Unimon

 

 

Oeuvres d’Isabelle Mouedeb. ©️Franck.Unimon

 

 

 

 

©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

Saint Chaffray est sculpteur. ©️Franck.Unimon

 

 

©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

Oeuvres de Saint Chaffray. ©️Franck.Unimon

 

 

Oeuvres de Saint Chaffray, sculpteur. ©️Franck.Unimon

 

 

Traits d’humour de l’artiste Sacha ©️Franck.Unimon

 

 

L’artiste Sacha. ©️Franck.Unimon

 

©️Franck.Unimon

 

 

La voisine d’à côté. ©️Franck.Unimon

 

 

Oeuvres de l’artiste peintre France Mitrofanoff. ©️Franck.Unimon

 

 

France Mitrofanoff m’a proposé de me prendre en photo devant ses oeuvres. Je ne pouvais pas refuser. Photo faite par France Mitrofanoff.

 

 

©️Franck.Unimon

 

 

©️Franck.Unimon

 

 

 

 

 

 

 

La galerie de l’Aiguillage. ©️Franck.Unimon

 

 

La galerie de l’Aiguillage.

 

 

Photo d’Alain Lepagnot dans les étages.

 

 

 

 

 

Dans la galerie de l’Aiguillage.

 

 

 

Fresque POP Graffiti par JO DI BONA réalisée en 12h Live Sans solvant ni Produit toxique Exposition Mars 2017 AIGUILLAGE Photo ce dimanche 22 Mai 2022, ©️Franck.Unimon

 

 

 

 

 

Photo ©️Franck.Unimon

 

 

A droite, Patrik ” T” Thouroude, à gauche, au piano, Patrizio. ©️Franck.Unimon

 

©️Franck Unimon, ce mardi 24 Mai 2022

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