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VĂ©lo Taffe dans Paris 7-10 juillet 2022

Photo©️Franck.Unimon

VĂ©lo taffe dans Paris 7-10 juillet 2022

 

Après avoir réécouté le groupe Massive Attack en concert au Danemark en 2006, j’ai découvert aujourd’hui l’artiste Hoshi avec son album Sommeil Levant.

 

Je suis tombĂ© sur son album dans la mĂ©diathèque de Cormeilles en Parisis il y a plusieurs jours. Je n’étais pas pressĂ© de l’écouter. Je ne « connaissais Â» pas Hoshi. Aujourd’hui,  après avoir commencĂ© Ă  Ă©couter son album, je crois que l’on peut vraiment dire qu’en France, les artistes ont rompu avec cette tradition de la peur de la danse. Ils n’ont plus peur d’associer l’émotion au « corps Â» de la danse. On me dira que cela fait maintenant au moins une bonne vingtaine d’annĂ©es que c’est comme ça. Mais je ne l’avais peut-ĂŞtre pas compris jusqu’à cet album de Hoshi. MĂŞme si je « connais Â» des artistes comme Jain, Angèle, Aya Nakamura et ai entendu parler de Christine And the Queens, Ronisia… pour ne parler que de quelques artistes fĂ©minins. Il y a bien sĂ»r beaucoup d’autres artistes musicaux français « actuels Â» Ă  citer en ce moment. Mais ces derniers jours, j’ai beaucoup rĂ©Ă©coutĂ© les titres Mission Speciale et Evenement ( Les Ambassadeurs) et Hommage aux Disparus ( Les Frères Dejean), des groupes haĂŻtiens pourvoyeurs de la musique Kompa davantage connus dans les annĂ©es 70-90. Une musique particulièrement engageante pour qui l’a connue enfant, sait l’écouter et…la danser.

 

Dans cet album d’Hoshi, j’aime sa sincĂ©ritĂ©, sa virtuositĂ© verbale, et ses arrangements musicaux dans des titres tels que Amour Censure ; Fais Moi Signe ; Medicament. Mais aussi les titres Sommeil Levant ; Marche ou RĂŞve ;

Par moments, sa voix a quelques airs de Stromae ( le titre Ita Vita…). Cependant, Hoshi a bien sa propre voix.

C’est aussi en Ă©coutant son album Sommeil Levant que cet article est rĂ©digĂ©. Avant de pouvoir m’occuper plus tard de l’article sur le livre Les Couilles sur la table de Victoire Tuaillon, terminĂ© il y a plus d’une semaine maintenant. Je m’attends Ă  ce que l’article sur ce livre de Victoire Tuaillon soit long. PlutĂ´t que le bâcler, je prĂ©fère disposer de la latitude nĂ©cessaire pour l’écrire. Pour patienter, on peut dĂ©jĂ  lire l’article sur le livre de Mona Chollet :

J’ai lu RĂ©inventer l’Amour de Mona Chollet .

 

Ou regarder les photos de cet article ci. Je les ai prises Ă  Paris entre le 7 et ce 10 juillet 2022.

 

J’ai aussi prĂ©vu d’Ă©crire un article sur les Cinquante ans de Marmottan ( c’Ă©tait en dĂ©cembre dernier !), service spĂ©cialisĂ© dans le traitement des addictions. 

Franck Unimon, ce dimanche 10 juillet 2022.

 

Photo©️Franck.Unimon

 

 

 

Photo©️Franck.Unimon

 

 

Photo©️Franck.Unimon

 

 

Photo©️Franck.Unimon

 

Bd Raspail, Paris. Photo©️Franck.Unimon

 

Rue de Rivoli. Photo©️Franck.Unimon

 

Chantier, près du Spot 13, ce dimanche 10 juillet 2022. Paris 13ème. Photo©️Franck.Unimon

 

Au Spot 13, ce dimanche 10 juillet 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Au Spot 13, ce dimanche 10 juillet 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Photo©️Franck.Unimon

 

Entre la Gare d’Austerlitz et la gare de Lyon. Photo©️Franck.Unimon

 

Photo©️Franck.Unimon

 

 

Photo©️Franck.Unimon

 

Dans le jardin des Tuileries ce dimanche 10 juillet 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Dans le jardin des Tuileries, ce dimanche 10 juillet 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Au Spot 13, ce dimanche 10 juillet 2022. Paris 13ème. Photo©️Franck.Unimon
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Mes photos préférées de 2021

Mes  photos prĂ©fĂ©rĂ©es de 2021 

 

Ce sont des moments et des sentiments que j’ai photographiĂ©s avec mon smartphone et mon appareil photo.

 

Au centre commercial des Halles, alors que les magasins étaient fermés pour cause de pandémie du Covid.

 

 

Paris 13 ème. Il faisait assez froid, ce matin là. Pas très loin du spot 13 que je ne connaissais pas encore.

 

 

 

 

 

Près de la Tour Eiffel. Nous pouvions de nouveau sortir sans limitation horaire ou kilométrique.

 

 

Dans un jardin botanique Ă  Amiens.

 

 

Près de la gare du Nord.

 

 

En revenant du travail, je suis tombé sur ce tournage.

 

 

Du cĂ´tĂ© de Montreuil, en allant acheter un cd d’Erykah Badu Ă  quelqu’un.

 

Certaines oeuvres, alors que vous passez en voiture, arrĂŞtent votre regard. Je suis ensuite revenu quelques jours plus tard. Paris, près de la Place d’Italie.

 

 

Non loin du jardin des Tuileries.

 

Un matin en partant au travail. En haut, le “luxe” lumineux et Ă©tincelant de Dalloyau qui reste. En bas, ceux de passage et dans l’ombre, sans qui le luxe plus haut et ailleurs ne tiendrait pas.

 

 

Au spot 13, Paris 13 ème, que C…m’a fait dĂ©couvrir.

 

A Cergy-St-Christophe, dans une rĂ©gion oĂą j’ai passĂ© la deuxième partie de ma vie. Cette mĂ©diathèque m’a connu.

 

 

 

 

Dans Paris, alors que j’allais recevoir ma première ou ma seconde injection de Moderna. J’ai attendu le dernier moment. Lorsque la vaccination est devenue obligatoire ( passe sanitaire ou test nĂ©gatif obligatoire).

 

Paris 13ème.

 

 

Paris, vers St Michel.

 

Paris. Cette religieuse pourrait ĂŞtre celle de l’affiche du film. Cette idĂ©e m’a plu.

 

” Screws” d’Alexander Vantournhout. Un des Ă©vĂ©nements dans la catĂ©gorie Cirque/Danse de la manifestation Cergy’soit ! A Cergy-PrĂ©fecture ce samedi 25 septembre 2021.

 

A la cathĂ©drale d’Amiens.

 

Sur l’autoroute.

 

A la gare de Cergy St Christophe.

 

Au cimetière le Père Lachaise, le jour de l’enterrement du rĂ©alisateur Jacques Bral.

 

Le croisement entre le film ” Les Oiseaux” de Hitchcock avec le rappeur Jay-Z en “sosie” de l’artiste Basquiat avec sa femme, la chanteuse/comĂ©dienne BeyoncĂ© en arrière plan, tout cela en plein Paris, c’Ă©tait une belle opportunitĂ© Ă  photographier.

 

Du cĂ´tĂ© de Quiberon, avec mon club d’apnĂ©e.

 

J’ai aimĂ© croire que ces deux femmes, confortablement installĂ©es dans leur grand jardin, voient subitement surgir toutes ces personnes inconnues. Au jardin des Tuileries, bien-sĂ»r.

 

Toutes ces photos m’ont donnĂ© faim. Mon club d’apnĂ©e compte des spĂ©cialistes de la chasse sous-marine. Ce qui nous assure, lors des stages, des repas plus qu’amĂ©liorĂ©s. Un seul plat, sur cette table, comporte un mets achetĂ©. Le reste a Ă©tĂ© pĂŞchĂ© ou chassĂ©. Saurez-vous le dĂ©couvrir ?

 

Tout ce pouvoir, toutes ces ambitions, parfois toute cette culture… et tout ce ridicule. Avant qu’on ne les oublie : De gauche Ă  droite, Eric Ciotti, ValĂ©rie PĂ©cresse, Marine Le Pen, et allongĂ© en Nabilla bimbo, Eric Zemmour.

 

Paris 13 ème, au spot 13.

 

“Grâce” au GĂ©nĂ©ral de Gaulle, rĂ©fĂ©rence des femmes et des hommes politiques de France, les Indigènes avaient Ă©tĂ© exclus du dĂ©filĂ© de la victoire sur les Champs ElysĂ©es, Ă  la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Car trop arabes, trop noirs, trop sauvages et trop colonisĂ©s. Ces deux agents de sĂ©curitĂ© auraient pu faire partie des Indigènes. A quelques minutes Ă  pied des Champs ElysĂ©es, je me suis demandĂ© Ă  quoi ils pensaient. Et ce lion, non loin de lĂ , pouvait aussi bien ĂŞtre avec eux, pour s’assurer que tout se passe bien. Autant pour le touriste, le passant que pour celui qui part ou revient de son travail comme moi ce jour-lĂ .

 

Paris, près des Galeries Lafayette.

 

 

 

A la cathĂ©drale d’Amiens.

 

 

 

 

 

Paris, spot 13.

 

 

Paris, spot 13.

 

Paris, spot 13.

 

Paris, spot 13.

 

Gare de Paris St Lazare.

 

Paris, spot 13.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Cergy PrĂ©fecture. Pendant Cergy, Soit ! ” Screws” d’Alexander Vantournhout dans la catĂ©gorie Cirque/ Danse, ce samedi 25 septembre 2021.

 

” Screws” d’Alexander Vantournhout, ce samedi 25 septembre 2021, Ă  Cergy-PrĂ©fecture, aux Points Communs/Théâtre 95.

 

 

Cergy-Préfecture.

 

 

 

 

Gare du Nord.

 

 

Argenteuil.

 

Argenteuil. Dans le parc du conservatoire.

 

Cergy St Christophe, pendant Cergy, Soit !

 

Quiberon.

 

Franck Unimon, mardi 11 janvier 2022. 

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Arts de la rue, Paris 13 ème : Mardi 16 novembre 2021.

Paris, gare St Lazare, mardi 16 novembre 2021. Une femme écoute un chanteur lyrique ( au centre) au milieu des voyageurs alors que je me rends à la Porte Dorée.

             Arts de la rue, Paris 13 ème, Mardi 16 novembre 2021     

 

Je suis en retard sur mes morts : des articles Ă  Ă©crire, des films Ă  voir, des livres Ă  lire, des expĂ©riences Ă  vivre, des Maitres d’Arts martiaux Ă  connaĂ®tre, des mots Ă  nourrir. Mais lorsque l’amie C…m’a parlĂ© de cet endroit dans le 13ème arrondissement de Paris oĂą il y avait une exposition d’arts de rue ou Street Art Ă  laquelle elle voulait se rendre, j’ai rĂ©pondu « oui Â».

 

Cela fermait à 18h. Ce mardi 16 novembre 2021, nous nous sommes donnés rendez-vous au métro Porte Dorée à 16h30.

 

Nous sommes arrivés en retard chacun, notre tour. Moi, plus qu’elle. Elle arrivait du travail. J’arrivais de l’écriture.

Paris, Mardi 16 novembre 2021.

 

Ensuite, notre trajet aurait pu ĂŞtre plus court. Mais cela ne nous a pas contrariĂ© mĂŞme si la nuit commençait Ă  nous torcher. Nous avons prĂ©fĂ©rĂ© marcher par ce temps assez froid et humide Ă  cĂ´tĂ© de la ligne du tram et du bus. Des cyclistes pressĂ©s nous frĂ´laient rĂ©gulièrement malgrĂ© les pistes cyclables. C’était la première fois, moi qui suis un pratiquant du vĂ©lo « Taffe Â», que je connaissais une telle proximitĂ© imposĂ©e par des adeptes du vĂ©lo « musculaire Â».

 

Paris, Mardi 16 novembre 2021.

 

ArrivĂ©s sur les lieux, nos yeux ont dĂ» se faire Ă  la pĂ©nombre. A première vue, les meilleures conditions pour voir ces fresques avaient presque disparu. Sauf qu’approchĂ©es par  l’obscuritĂ© mais encore sensibles au regard,  ces fresques, ces dessins, ces tags et ces graffitis ont aboyĂ© des secrets. Nous n’avons pas pu tous les parcourir et les photographier. Nous avons prĂ©vu de revenir.  

 

 

Paris, Mardi 16 novembre 2021.

La première fresque sur laquelle nous sommes tombĂ©s avant d’arriver Ă  destination. Une oeuvre nous indiquant que nous nous rapprochions de l’endroit que nous recherchions. 

 

 

Après ĂŞtre passĂ©s sous un ou deux ponts, plus ou moins sombres, devant quelques tentes et leurs occupants, nous avons encore marchĂ© un peu.  Nous dĂ©passons un cafĂ© Ă©clairĂ© oĂą se trouvent des Ă©tudiants. Il n’y a pas beaucoup de monde lĂ  oĂą nous nous tenons. Cela fait drĂ´le pour un lieu d’arts rĂ©pertoriĂ©. Mais c’est très pratique pour le dĂ©couvrir et faire des photos. 

 

Au fond, à gauche, sur le mur, Angela Davis, vraisemblablement dans les années 70.

 

Un artiste est encore prĂ©sent. Lorsqu’il fera davantage nuit, celle qui est avec lui l’Ă©clairera. Nous ne sommes restĂ©s qu’une vingtaine, voire une trentaine de minutes. Car on nous a fait comprendre ( les gardiens des lieux apparemment, lesquels faisaient du “Rap” pendant que nous visitions) Ă  un moment donnĂ© que c’Ă©tait “fermĂ©”. Qu’il nous restait Ă  voir d’autres fresques, plus grandes, que nous en aurions alors  pour “deux Ă  trois heures”. Mais un autre jour, entre 11h et 18h.  

En prime abord, la beautĂ© des fresques ne me saute pas aux yeux. Mais j’aperçois Angela Davis, telle qu’elle Ă©tait dans les annĂ©es 70. Un symbole militant pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis. Celle qui avait Ă©tĂ© proche des Black Panthers. Qui croyait au communisme.  Qui avait connu une histoire d’Amour avec l’un des Frères de SoledadGeorges Jackson mort en prison. Celle qui avait Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e l’ennemie publique numĂ©ro Un aux Etats-Unis et suspectĂ©e pour un meurtre qu’elle n’avait pas commis. Et qui avait dĂ» fuir avant de finir par ĂŞtre arrĂŞtĂ©e, toujours aux Etats-Unis. Une mobilisation internationale, y compris en France, avait contribuĂ© Ă  l’innocenter.

 Aujourd’hui, Angela Davis  est une lesbienne assumĂ©e dont le militantisme a perdurĂ©. Un documentaire lui a Ă©tĂ© consacrĂ© il y a quelques annĂ©es ( Free Angela Davis par Shola Lynch en 2012). Mais elle est beaucoup moins mĂ©diatisĂ©e que dans les annĂ©es 70. Cela m’Ă©tonne de tomber sur “elle”, comme ça, en 2021. Certains symboles perdurent, oui. Mais je n’attendais pas celui d’Angela Davis qui m’avait particulièrement parlĂ©, adolescent, et dont j’Ă©tais allĂ© voir le documentaire ( rĂ©alisĂ© par Shola Lynch) qui lui avait Ă©tĂ© consacrĂ© . 

 

Cette image de Manu Dibango m’a beaucoup touchĂ©. Lui, qui est dĂ©cĂ©dĂ© il y a quelques mois du Covid. Avant Jacob Desvarieux ( Jacob Desvarieux).J’ai instantanĂ©ment entendu dans ma tĂŞte l’air de Soul Makossa devant cette fresque. Un air qui, lui, aussi, comme cette image d’Angela Davis, doit avoir maintenant un demi-siècle. Les dĂ©cès de Manu Dibango et de Jacob Desvarieux ne m’attristent pas grâce Ă  leur musique. A toute cette musique qu’ils ont crĂ©Ă© et qu’ils ont laissĂ©. Qu’ils ont pu crĂ©er et pu laisser. Il est donnĂ© Ă   peu de personnes de pouvoir laisser ou de lĂ©guer un hĂ©ritage qui a davantage Ă  voir avec la vie. Et, pour moi, Manu Dibango fait partie de ces personnes mĂŞme si ce n’est pas l’artiste que j’Ă©coute le plus. Cette lumière qui arrive par dessus et qui laisse une partie de son “corps” dans l’ombre lui rend encore plus hommage. 

 

 

Sur le mur opposĂ© Ă  “Angela Davis” et ” Manu Dibango”, il y a, entre autres, cette oeuvre, qui, Ă©clairĂ©e, telle quelle, avec ce regard, peut suggĂ©rer un autre ferment que celui de la douceur. 

 

 

La mĂŞme oeuvre lorsque je l’ai d’abord vue. A gauche, tout Ă  fait indĂ©pendamment, on peut reconnaĂ®tre la figure du musicien Frank Zappa. Un artiste aujourd’hui oubliĂ© mais qui a beaucoup fait pour la musique. 

 

Je triche avec la chronologie des dĂ©couvertes. Il est possible que j’aie “faite” celle-ci après certaines parmi celles qui vont suivre. 

 

L’acte de dessiner et de reproduire est un acte ancien chez l’ĂŞtre humain. Ces oeuvres, et toutes ces heures donnĂ©es et passĂ©es Ă  les constituer, par des personnes qui ont perpĂ©tuĂ© cet acte du dessin et de la reproduction jusque lĂ , dont certaines ont peut-ĂŞtre arrĂŞtĂ© de dessiner et de reproduire depuis, donnent aussi de l’espoir. Aux artistes et Ă  celles et ceux qui s’arrĂŞtent. Tandis qu’autour d’eux, partout et en permanence, la destruction et l’oubli surgissent. J’ai pensĂ© Ă  toutes ces personnes – et il y en a sĂ»rement beaucoup- qui passaient aux alentours, tous les jours, de cet endroit. Dans le tramway. Dans les bus. Dans les trains. Dans le mĂ©tro de la ligne 14. Dans les restaurants. Dans les magasins. Dans les universitĂ©s. MĂŞme dans les librairies et les cinĂ©mas.

Le dessin, c’est du sang. Celui de la vie qui s’Ă©tend et qui reste. On affirme le contraire lorsque l’on ne s’arrĂŞte pas- ou plus- pour regarder. 

 

              Ils vous attendent.

 

 

 

Il y avait le Magret de Canard. Il y a dĂ©sormais le Magritte de Covid. 

 

 

 

 

La nuit s’avance.

 

 

Je n’ai pas pensĂ© Ă  leur demander depuis quand ils Ă©taient lĂ . Nous avons fait de notre mieux pour ne pas les dĂ©ranger. Mais il en faut de l’envie pour continuer, comme ça, pour “rien”, pour le plaisir. A moins d’ĂŞtre vraiment-encore- jeune, dĂ©sintĂ©ressĂ© et sĂ»rement aussi, un peu, dĂ©raisonnable. C’est peut-ĂŞtre aussi pour cela que ces fresques me parlent encore.  

 

En voyant la photo, C…m’a fait remarquer la forme de l’ombre. C’est vrai que l’on dirait qu’un animal aide l’artiste. Et qu’ils sont deux sur le mur. Avec l’Ă©claireuse qui permet de ne pas se perdre, ils sont maintenant trois. Avec l’oeuvre, ça fera quatre. En plein jour, cela ne se voit pas. 

 

 

 

 

 

 

En situation rĂ©elle, lorsque l’on capte un tel regard, il est dĂ©ja trop tard. Mais cette fois, le mur ne bougera pas.

 

 

On dit parfois qu’il faut savoir baisser ou fermer les yeux. On prĂ©fĂ©rait que celui-lĂ , Doc Fatalis, les lève. Mais, bien-sĂ»r, il ne le fera pas.

 

 

L’apprĂ©ciation de l’Art fait oublier que certains endroits, empruntĂ©s avec un autre Ă©tat d’esprit, pourraient passer pour dangereux ou malĂ©fiques. 

 

 

 

 

Oeuvre d’Isaac Bonan.

 

On nous a d’abord dit qu’il n’Ă©tait plus l’heure ! Que c’Ă©tait fermĂ© ! La voix nous est parvenue en provenance des rappeurs qui, jusque lĂ , nous avaient plutĂ´t ignorĂ©s. C… leur a demandĂ© ce qu’il y avait Ă  fermer…

 

 

Il nous a finalement Ă©tĂ© accordĂ© de regarder rapidement. Il Ă©tait 17h55. 

 

La physionomiste nous a laissĂ© entrer dans le noir. 

 

 

C… a Ă©clairĂ© pendant que je photographiais. 

 

 

Cet homme très dĂ©tendu m’a rĂ©pondu qu’il n’avait pas le temps pour une interview. 

 

 

DissimulĂ©s dans l’obscuritĂ© et parfaitement silencieux, ces assaillants auraient pu nous surprendre sans la lumière dĂ©ployĂ©e par C….

 

 

 

 

La Baby-sitter. J’ai du mal Ă  connaĂ®tre la raison pour laquelle, malgrĂ© les apparences, j’ai envie de croire que cette divinitĂ© ou cette crĂ©ature est plutĂ´t bienveillante et protectrice. C’est peut-ĂŞtre son regard qui m’inspire. 

 

 

 

J’avais entendu parler de l’isolement et de la grande prĂ©caritĂ© de beaucoup d’Ă©tudiants Ă  la suite de la pandĂ©mie du Covid. Mais j’ai dĂ©couvert, lĂ , l’existence de ce ” genre” d’Ă©picerie sociale et solidaire.

 

 

 

 

 

Nous avions terminĂ© notre “tour” pour cette fois. Finalement, nous Ă©tions un peu dans une grotte oĂą le temps s’Ă©tait arrĂŞtĂ©. Et, lĂ , nous retournions Ă  la “civilisation”.

 

C…m’a laissĂ© choisir. Après avoir hĂ©sitĂ©, nous avons optĂ© pour un repas Ă  emporter que nous avons mangĂ© dehors, assis prĂ©cisĂ©ment sur ces bancs que dĂ©passe la dame. Il n’y a pas d’ironie de ma part avec cette photo. Le cadre m’a plu et nous Ă©tions près d’une salle de cinĂ©ma. MĂŞme s’il s’agit d’un multiplexe. A l’intĂ©rieur, j’ai aussi appris que le festival de cinĂ©ma ChĂ©ries, chĂ©ris LGBTQ+ aurait lieu du 20 au 30 novembre. Cela fait des annĂ©es que je n’y suis pas allĂ©. Certains films seront projetĂ©s dans ce multiplexe. D’autres au MK2 Beaubourg et au MK2 Quai de Seine.  

 

Franck Unimon, jeudi 18 novembre 2021. 

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Photos Cergy, Soit ! Samedi 26 septembre 2021

 

L’Ă©cole de la Lanterne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le collectif ” TSF” ( Orthographe Ă  confirmer)