

Guappecarto en concert au Studio de l’Ermitage janvier 2026
Hérissé de fatigue, commandé par les dés de la musique, je me suis hissé ce 30 Janvier 2026 jusqu’au Studio de l’Ermitage afin d’aller voir et écouter le groupe Guappecarto. C’était quelques jours après le décès de Sly Dunbar dont je n’ai pu parler. Et le même soir que le concert d’Ousmane Kouyaté à quelques centaines de mètres du métro Gambetta. Quelques jours plus tôt, sur un réseau supposé social, j’avais vu des images vidéos du rappeur Booba provoquant les artistes Disiz la Peste, Gazo et Aya Nakamura depuis une/sa piscine peut-être à Miami. Sans doute à des fins de promotion ou en vue d’obtenir de leur part une certaine collaboration.


Je n’avais aucune image des Guappecarto. Je n’avais jamais entendu la moindre note de ce groupe qui existe depuis le début des années 2000. Ses deux meneurs, Marco Sica/Mala et Pierluigi d’Amore/ Braga, amis d’enfance d’un village du côté de Naples, avaient pourtant leurs amateurs. Et dans la salle, l’ambiance était à la simplicité ainsi qu’aux retrouvailles. Les Guappecarto s’adressant à nouveau au public avec leur dernier album, D-Segni, hommage à leur seconde mère, Madeleine Fischer (décédée en 2020) d’après les écrits de celle-ci.


Entourés de Seb Martel et de Natale la Riccia, Marco et Braga nous ont attiré vers une mémoire constituée d’apaisement, de permanence, de tristesse et peut être de colère. Mais il s’agissait d’une colère lucide à propos de ce qu’elle ne pourrait ni permettre, ni retenir ou feindre.
Car la musique des Guappecarto est faite de sincérité.

Après le concert, j’ai discuté avec une des spectatrices qui écoute le groupe depuis ses débuts. Celle-ci m’a appris que les Guappecarto, avec cet album, avait tranché avec leurs musiques précédentes. Marco et Braga en parlent dans l’interview que l’on pourra entendre à la fin de cet article. Une interview faite à même la « rue », en toute spontanéité, devant le Studio de l’Ermitage, lorsque j’ai d’abord retrouvé Marco en train de fumer et discuter après le concert.
Marco et Braga sont d’une spontanéité aussi amicale qu’ils sont à l’affût d’une certaine droiture morale chez leurs interlocuteurs. Alors que de plus en plus, certains dirigeants et entrepreneurs imposent l’Intelligence Artificielle comme La nouvelle norme censée révolutionner et optimiser- mais aussi devenir- nos foyers et nos existences, j’ai d’autant plus aimé l’aventure Punk des Guappecarto ainsi que ce moment passé avec eux.


L’ Interview des Guappecarto est ici :
Franck Unimon, ce dimanche 1er février 2026.