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En concert avec Pongo à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022

Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

En concert avec Pongo à la Cigale ce vendredi 18 novembre 2022.

 

 

Pongo m’était encore inconnue cet été. Dans mon entourage, personne ne la connaît. Cela a été pareil lorsque j’ai parlé récemment de l’humoriste Tania Dutel ( que j’ai envie d’aller revoir) ou de Hollie Cook. Trois femmes, chacune d’une trentaine d’années, plutôt émancipées. Je ne l’ai pas fait exprès.

 

Si Pongo est angolaise, Tania Dutel est française ( L’humoriste Tania Dutel sur scène à la Nouvelle Eve)  et Hollie Cook ( En concert avec Hollie Cook au Trabendo), elle, Anglaise.

 

C’est en écoutant le podcast Musicaline d’une poignée de minutes, il y a environ deux mois, que j’ai « découvert »  Pongo. La journaliste racontait qu’à l’âge de 15 ans, Pongo avait fait un tube mondial, Wegue Wegue pour la FIFA. Mais son nom n’avait pas été crédité. J’ai écouté Wegue Wegue, tout à l’heure, le titre ne stimule pas ma mémoire. Il y a 15 ans, nous étions en 2007.

 

Après Wegue Wegue, durant une quinzaine d’années, Pongo a vécu de petits boulots afin de subvenir aux besoins de ses sœurs. ( Selon wikipédia, Pongo et sa famille auraient fui la guerre civile en Angola en venant vivre au Portugal. Cependant, quelques années après leur arrivée, son père aurait abandonné le foyer. Si cela est avéré, je l’ignorais lors du concert à la Cigale hier soir)

 

Un jour, Pongo s’est entendue chanter à la radio pour le titre Wegue Wegue.  Cela l’aurait décidée à se remettre dans la musique.

 

Dans ce podcast daté du 31 mars 2022 où Pongo était surnommée La Guerrière du Kuduro, la journaliste louait son énergie ainsi que ses dansants mélanges musicaux.

Kuduro, le Semba ( musique angolaise), Zouk, Rap, Afrobeat, Dance Hall jamaïcain… quelques extraits de titres de Pongo avaient suivi :

 

Wegue Wegue, Bruxos, Doudou, Hey Linda

 

La journaliste disait que Pongo était capable de faire « trois fois le tour du monde » dans une seule chanson.

 

Quelques jours plus tard, j’achetais son album, sorti cette année : Sakidila.  

 

Je l’ai tout de suite aimé. Cela fait quelques années, maintenant, que le Kuduro a jailli. Et, même s’il a pu m’arriver de le côtoyer, je n’avais jamais pris le temps de l’écouter de près.

 

La musique de Pongo ne se cantonne pas au Kuduro. Puisqu’il y est question de mélanges. Mais son album me permet de m’y rendre en partie. Même si, au départ, en l’entendant chanter, je l’ai crue Nigériane car j’avais cru reconnaître l’Afrobeat de Fela pour la façon de chanter mais aussi une certaine agressivité dans le rythme. Si la musique de Hollie Cook berce, celle de Pongo, perce.  

Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

J’étais allé seul aux concerts de Zentone ( En concert avec Zentone à la Maroquinerie) et de Hollie Cook. Ce vendredi, j’ai invité deux amies, Zara et Tu piges ?! ou Tu Piges ?! et Zara à venir avec moi.

Deux à trois semaines plus tôt, Tu Piges ?! et un autre ami, Radio Langue de Pute, m’avaient expliqué qu’ils avaient pour habitude de partir à trois en concert avec une autre amie. Et qu’à tour de rôle, chacun faisait découvrir aux deux autres un artiste.

 

L’idée m’avait plu. Je l’ai assez rapidement mise en pratique avec le concert de Pongo. Car à trop attendre, certains projets ne se font pas. La preuve :

Comme j’avais un peu trop traîné pour acheter les places, il n’y en n’avait plus lorsque je me suis présenté dans cette chaine de magasins plus que connue pour vendre des produits culturels. Deux semaines avant le concert.

 

Je parle de cette chaine de magasins très connue qui ouvre aussi désormais le dimanche et qui figurait, lors du confinement dû à la pandémie du Covid, sur la liste des commerces essentiels. Tandis que les salles de concert, de théâtre, les salles de cinéma, les bibliothèques et les médiathèques municipales, les musées et les écoles avaient dû rester fermées pour raisons sanitaires ou nécessiter la présentation d’un passe sanitaire valide.

 

Je fais allusion à cette chaine de magasins qui vend aussi, maintenant, des produits électroménagers, en plus d’ordinateurs, de vélos électriques….

 

J’ai été bien contrarié lorsque la jeune vendeuse de cette chaine de magasins essentielle m’a appris qu’il n’y avait plus de places de concert disponibles quinze jours avant la date. J’avais trop attendu. Mais j’ai persisté à chercher.

 

Je suis tombé sur l’application Dice que je ne connaissais absolument pas. J’ai pu acheter trois places sur Dice, à 30 euros la place. Tout semblait en règle.  J’ai même reçu une facture que j’ai imprimée. Mais cette transaction uniquement numérique me changeait de ce que j’avais toujours connu et de ce que je préfère :

 

Le contact humain. Même si on ne peut pas dire que le contact humain avec une vendeuse ou un vendeur de places de concert soit très souligné étant donné le nombre important de clients qu’ils voient défiler. Etant donné, aussi, le peu de plaisir qu’il peut y avoir dans le fait de répéter la tâche standardisée qui consiste à vendre des places de concert- ou du rêve- à un prix parfois élevé. Sans compter que, souvent sans doute, les vendeuses et vendeurs de places de concerts et de spectacles divers ont  à répondre plusieurs fois aux mêmes questions comme si c’était la première fois que celles-ci leur étaient posées.

 

Je peux confirmer que Dice m’a permis de me rendre au concert de Pongo mais aussi d’y inviter Zara et Tu Piges ?! Radio Langue de pute ayant déjà prévu d’aller émettre dans une certaine région de France, il n’a pas pu venir avec nous cette fois-ci. J’ai donc fait profiter Zara de la place qui me restait.

 

Ce vendredi soir, avant de retrouver Tu Piges ?! et Zara à la cantine de la Cigale, cette fois, je suis allé acheter des protections auditives à la Baguetterie, un magasin de musique, rue Victor Massé. Même si, en le mentionnant, je fais là une forme de publicité, je la crois utilitaire pour des raisons sanitaires ainsi que musicales. 

Ce vendredi, pour la première fois depuis que j’ai commencé à aller à des concerts, J’ai décidé de mettre le prix dans des protections auditives.  Vu que j’ai envie de retourner à d’autres concerts. Et que j’ai besoin d’être près de la scène pour faire des photos.

 

Pour à peu près 50 euros, j’ai acheté les Fcking Loud 25 de la marque Crescendo que j’essayais pour la première fois et qui m’ont apporté un  confort acoustique aussi étonnant que plaisant. A la fin du concert de Pongo, au bar de la Cigale, j’ai pu obtenir gratuitement des protections auditives. Mais celles que j’ai achetées protègent et mes oreilles et la qualité du son.

 

Il existe des protections auditives moins chères. Il existe un autre modèle, très recommandé, qui coûte environ 30 euros.

Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Lors du concert, dans la salle de la Cigale, ce qui m’a très vite étonné, c’est le nombre de femmes présentes. On aurait dit qu’il y avait plus de femmes que d’hommes à ce concert. Ou, que c’était peut-être une soirée entre femmes qui avait finalement « mâle tourné » puisqu’il se trouvait quand même des hommes.

 

Si j’ai remarqué que la moyenne d’âge générale du public se situait entre 20 et 30 ans, Tu Piges ?! et Zara m’ont ensuite dit avoir vu des spectateurs plus âgés. Mais pas dans la fosse où je me trouvais et où Tu Piges ?! a passé un peu de temps avec moi avant de retourner rejoindre Zara au balcon.

Tu Piges ?! et moi avant le début du concert de Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Je m’attendais aussi à rencontrer un public plus noir ou majoritairement noir. Cela a été  l’inverse. Le public était majoritairement, et très largement, blanc. Et, si je poussais plus loin dans l’idée reçue, je dirais qu’à voir ce public blanc aussi présent au concert de Pongo, la preuve est à nouveau faite que la danse mais surtout certaines musiques se sont véritablement démocratisées et ne sont plus uniquement le  « patrimoine » de communautés noires ou arabes. Comparativement aux années 80 ou 90 par exemple.

 

Je vais ici m’avancer à affirmer qu’une artiste comme Pongo, dans les années 80 ou 90 aurait sans doute compté un public plus « foncé ». Pour cela, je me fie à l’histoire de groupes comme Kassav’ par exemple, qui, lors de ses premiers concerts à Paris, avait gagné son succès grâce aux communautés noires présentes en France, en particulier antillaises et d’Outremer et sans doute aussi africaines ( lien vers mon compte-rendu sur le documentaire réalisé par Benjamin Marquet sur  Kassav’ ). Au vu de la réussite par la suite de Kassav’ également dans des pays d’Afrique noire.

 

Et, je me rappelle aussi d’un concert du groupe de Reggae Black Uhuru à la fin des années 80, je crois, à l’Elysée Montmartre. Si j’avais finalement renoncé à profiter (une erreur de ma part ! ) de ma place que j’avais achetée et que j’avais très facilement revendue, je me rappelle d’avoir alors été étonné par la foule de Rastas ou de personnes en possédant certaines des caractéristiques majeures, en particulier les dreadlocks qui n’étaient pas là pour faire décoration.

Et, mon souvenir est que la foule que j’avais aperçue sur place devant la salle de concert était majoritairement et indiscutablement noire. Pour moi, qui suis noir, cela avait presque été un choc sociologique de me retrouver subitement devant un tel concentré de personnes noires. Au point que je m’étais demandé d’où sortaient tous ces « Rastas » que je voyais rarement, dans de telles proportions, dans ma vie ordinaire. Et où se cachaient-ils habituellement ? Dans des caves ?

 

Autre découverte hier soir : si, dans mon entourage, personne ne connaît Pongo, dans la salle, pleine, beaucoup de monde la connaissait. Ainsi que ses titres. La salle de concerts de la Cigale est une « petite » salle de concerts par comparativement à quelques paquebots sonores mais elle accueille néanmoins beaucoup plus de monde que certains bureaux de vote.

 

La première partie du concert a été assurée par le DJ Lazy Flaw. C’était plutôt plaisant. Mais on connaît le « principe » des premières parties. Ce n’est pas pour elles que l’on vient. Alors, on patiente poliment. Un peu comme si l’on attendait la fin d’un cours ou du ruisseau qui va nous mener à la mer en opinant de temps en temps. Par moments, on se dit même que ce n’est pas trop mal à condition, toutefois, que cela se termine bientôt.  Ce qui a fini par arriver avec le DJ Lazy Flaw.

 

Après « l’entracte », les deux musiciens de Pongo sont arrivés tranquillement. D’abord la DJ et choriste, aussi élégante que discrète. Et le batteur, simple mais adéquat.

Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Pongo ? Son entrée sur scène a suffi pour capter  l’attention de la salle. Je ne crois pas qu’elle avait commencé à chanter lorsqu’elle a produit cet effet. Elle est arrivée, elle a peut-être dit quelques mots. Tout le public était déjà branché sur elle.

 

Pongo a commencé par le titre Doudou. Lorsque j’écris « commencé », ce n’était pas juste chanter. Mais aussi danser, s’emparer de la scène et faire corps avec elle.

 

On ne peut pas rester indifférent lorsque l’on voit danser comme Pongo le fait. Si l’on aime la danse. Si, pour soi, danser, c’est se libérer, se défaire des regards, du découragement, se sensibiliser à la transe. Et projeter sa vitalité.

 

Un peu sur l’arrière scène, entre la DJ choriste et le batteur, il y avait une sorte de carré noir un peu surélevé sur lequel, plusieurs fois, Pongo est venue s’installer comme sur une machine à danser destinée à nous secouer et à promouvoir ce temps que nous allions passer ensemble.

 

Les titres étaient courts ou m’ont semblé courts mais pratiquement aucun n’a raté son sort. Nous attraper, nous faire danser. Pongo a régulièrement ponctué la fin de ses chansons de roucoulements et interpellé le public en l’appelant  » La Famille ! « .

Pongo, à la Cigale, ce vendredi 18 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Un spectateur a remis un bouquet de fleurs à Pongo. Le public a manifesté son amour. Pongo a été très émue au point de pleurer un peu. Il m’a semblé que beaucoup de féministes étaient à la Cigale au concert de Pongo. A commencer par Zara et Tu Piges ?!

 

 

Vers la fin du concert, Pongo a invité le public à venir sur scène avec elle à deux reprises. Il y a eu foule à chaque fois. Entre les deux, Pongo est descendue dans la fosse pour chanter au milieu du public.

 

La seconde fois sur scène, avec tout ce public à nouveau venu la rejoindre, cela a été drôle de voir la tête d’un des agents de sécurité qui se serait bien passé de tout ce bordel.

Pongo a enlacé quelques spectatrices et spectateurs. Pongo a aussi fait intervenir deux danseuses, séparément mais aussi ensemble. Chacune avait de solides arguments. Personne, je crois, n’a contesté ce qu’elles avaient à dire et elles l’ont dit. Pongo, à côté, ne faisait pas de la figuration. Il lui suffisait d’un mouvement ou deux pour réaffirmer sa présence.

 

Le concert a été extraordinaire. Et, je suis d’autant plus content qu’il a beaucoup plu à Zara et à Tu Piges ?!

J’espère que cet article et mes photos contribueront à prolonger cette impression d’extraordinaire mais aussi à donner envie d’écouter Pongo ou de danser avec elle en concert.

 

Pour rendre compte au mieux avec mes photos de l’atmosphère du concert, il m’a semblé qu’il fallait, cette fois-ci, opter pour un diaporama. Et, j’ai choisi le titre Bruxos de Pongo  qui est un de mes préférés et celui que j’avais en tête lorsque j’étais en quête des places de concert.

 

Les photos du concert viennent dans un certain désordre. J’ai délibérément évité de suivre la chronologie exacte du déroulement du concert. Je crois que c’est mieux comme ça et j’espère que cela vous plaira.

 

 

Franck Unimon, ce samedi 19 novembre 2022.

 

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En concert avec Hollie Cook au Trabendo

En concert avec Hollie Cook au Trabendo

 

Trois jours après avoir vu Zentone à la Maroquinerie dans le 20ème arrondissement de Paris ( En concert avec Zentone à la Maroquinerie), le concert de Hollie Cook arrive ce vendredi soir au Trabendo dans le 19 ème arrondissement. Prix de la place en prévente :

29,90 euros. 

 

Dans le métro, ligne 5, jusqu’à la porte de Pantin, la mixité sociale et culturelle saute aux yeux comparativement à trois jours plus tôt.

 

Se rendre à la gare du Nord et dans certains endroits du 19ème arrondissement, c’est aussi passer dans des « juridictions » où augmente le nombre de personnes addicts et SDF. Je parle de celles et ceux qui n’en sont plus à se demander quand part le dernier métro.

 

Mais le 19ème arrondissement, c’est aussi des lieux culturels dont le Zénith, la Philarmonie de Paris, la Villette et le Conservatoire de musique. Il y a également la salle de concert, le Trabendo. C’est en me dirigeant vers lui que je me rappelle y être allé une première fois pour voir Brinsley Forde et Vincent Segal en concert, il y a environ dix ans. Un très bon souvenir. 

 

 

Avec Hollie Cook, mon histoire a connu un effet rebond. Au départ, il y a eu le titre Far from me sur l’album Vessel of love, sorti en 2018, peut-être écouté après avoir lu un article élogieux sur elle.

Il y avait aussi eu le titre Sugar Water (Look at my face). Et puis, plus rien. Je ne pensais plus particulièrement à Hollie Cook. Je ne me rappelle pas si j’avais lu, comme je l’ai déjà beaucoup relu depuis, que Hollie Cook est la fille d’un des membres des Sex Pistols et d’une des membres du groupe The Belle Stars.

J’avais beaucoup aimé le titre Sign Of  The Times des The Belle Star qui avait été un tube à sa sortie en 1983.  Un tube que tout le monde, moi y compris, avait déja oublié lorsque Prince avait sorti son album et titre Sign « O » Times seulement quatre ans plus tard en 1987.

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Ce vendredi 28 octobre 2022, lorsque je marche vers Hollie Cook, mon histoire a changé avec elle. Car j’ai écouté l’album Twice deux ou trois ans après Vessel of love. Je ne savais pas, alors, que Twice était antérieur (sorti en 2014) à l’album  Vessel of love.  Cependant, plusieurs titres m’ont très vite captivé dans l’album Twice :

99, Looking for real love et Superfast.

 

Et, lorsque j’ai découvert la vidéo officielle de Looking for real love, j’ai été suis séduit par la grâce de Hollie Cook. Laquelle, avec très peu de gestes, est habile pour happer notre attention. Sur une autre vidéo, je l’ai vue interpréter Sugar Water (Look at my face) en concert à Montreux avec Horseman à la batterie et à la voix. Sur une autre, 99. Et, j’en redemande. Je la cite d’ailleurs dans mon article sur l’ouvrage de Judith Duportail (L’Amour sous algorithme, un livre de Judith Duportail )

 

Hollie Cook a sorti un dernier album en 2022, Happy Hour, que je n’ai pas encore écouté.

 

Si les chansons de Hollie Cook parlent beaucoup d’Amour, la douceur de sa voix se plante dans un Reggae robuste. Et, cela me parle. Et, comme cela me parle, j’ai fait des recherches et vu qu’Hollie Cook était passée en concert à Paris il y a quelques années. Je l’avais donc manquée…. jusqu’à ce vendredi soir.

 

 

Ce soir, je ne saurais pas dire, comme j’avais pu le faire lors du concert de Zentone, quelle était la proportion de femmes et d’hommes dans le public. Car je me suis tout de suite mis devant la scène. Mais le public m’a paru un peu plus jeune en moyenne. Et les squaws étaient bien plus présentes tout près de la scène. Des squaws qui connaissaient les paroles des chansons de Hollie Cook.

 

Hollie Cook, au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

 

 

Dès son entrée sur scène, Hollie Cook nous a charmé par son sourire et son envie. Derrière elle et sur ses côtés, un guitariste, un batteur, un bassiste et un claviériste, parfois dans les chœurs, ont tourné avec elle la clé du concert.

 

Hollie Cook est plus qu’une voix agréable et un sourire sympathique. C’est aussi un corps heureux qui laisse s’échapper la musique jusqu’au Dub. C’est aussi une professionnelle très concentrée.

Depuis des années, dans le Reggae, la basse m’attire le plus. Mais cela fait deux concerts de suite où le batteur, parmi les musiciens, a ma préférence. Pourtant, les autres musiciens étaient bien présents.

 

Hollie Cook, au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Le concert a été si agréable et si léger, que, plusieurs fois, j’ai eu l’impression de vivre un rêve prolongé.

 

A la fin, Hollie Cook nous a nouveau remercié pour les bonnes vibrations et pour l’énergie que nous lui avions donnée. Elle nous a aussi dit que, dès le début de sa carrière, elle avait été très bien accueillie à Paris.

 

Après le concert, je l’ai aperçue à quelques mètres en compagnie de personnes qu’elle connaissait. Je me suis dit que je n’allais pas faire ma groupie. J’ai commencé à m’en aller tout en regardant. J’ai vu quelques personnes aller la voir et se faire prendre en photo avec elle. Je me suis dit que je ne pouvais pas partir comme ça.

 

J’ai redescendu les marches.

 

Lorsqu’est venu mon tour, je lui ai demandé :

 

« Hi, Hollie, May I ? ». Hollie a acquiescé. Si je recommence à me faire prendre en photo avec des artistes, il va falloir que je me détende un peu. Là, sur la photo, j’ai une tête d’assassin.

Avec Hollie Cook après le concert, au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 Après la photo, je lui ai dit :

 

« I Took some pictures of you ». Tout en gardant le sourire, elle a fait « oui ». J’avais bien vu qu’elle m’avait vu la prendre en photo durant le concert. Puis, elle m’a demandé de lui en envoyer sur instagram.

 

Je lui ai répondu :

 

« I will try my best ».

 

Dans l’article précédent sur le concert de Zentone, j’avais oublié la pandémie du Covid. Je me suis davantage rappelé des attentats terroristes qui l’avaient précédée car, en plus de massacrer des personnes et de vouloir effrayer le monde,  l’un d’entre eux a aussi eu pour projet de détruire la musique. Et, aussi, parce-que, d’une façon ou d’une autre j’ai vu les morts de ces attentats.

 

J’ai eu la chance de n’avoir perdu personne du Covid.

 

Pendant le confinement décidé lors de la pandémie du Covid les manifestations publiques telles que les concerts ont été annulées. Se retrouver comme hier ou mardi soir, avec des inconnus, à visage découvert, sans avoir à fournir de passe sanitaire, dans une salle fermée à écouter la même musique, à danser voire à rêver ensemble grâce à la musique et des artistes  était devenu impossible. C’était il y a deux ans. Il n’y a pas si longtemps. ( Panorama 18 mars-19 avril 2020, Coronavirus Circus 2ème Panorama 15 avril-18 Mai 2020 par Franck Unimon). 

 

Ce à quoi nous tenons, ce que nous vivons, est éphémère. La musique renoue avec cet éphémère.

 

Voici mon « best of » des photos du concert d’Hollie Cook au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022.

 

Franck Unimon, ce samedi 29 octobre 2022.

 

Hollie Cook, au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, au Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Au concert de Hollie Cook, au Trabendo, ce vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, au Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Hollie Cook, Trabendo, vendredi 28 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

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En Concert

En concert avec Zentone à la Maroquinerie

En concert avec Zentone à la Maroquinerie

 

Un de mes collègues, ancien animateur radio, compte parmi ses amis, un homme, célibataire, lequel, tous les soirs, se rend à un concert.

En une année, c’est beaucoup plus que le nombre de fois où je suis allé voir un groupe ou un artiste sur scène.

 

Un concert raconte souvent un bout de notre vie. Et, je crois aussi, comme quelqu’un l’a dit ou écrit, que la musique est une des meilleures machines à remonter le temps que nous ayons à notre portée. Elle piège aussi celle et ceux qui acceptent de s’en approcher qu’ils soient musiciens, chanteurs ou « simples » auditeurs. Car elle porte en elle une partie de la promesse que chacune et chacun a en soi et qu’elle peut lui apprendre à mieux connaître ou à découvrir. Et puis, mirage ou prodige, la musique nous autorise une jeunesse et une enfance renouvelées. On commence sans doute à se (b)rider lorsque l’on commence à décider que la musique, le jeu et le rire sont des activités de colonie de vacances qui ont fait leur temps, qu’il faut passer à tout autre chose, se mettre au travail pour de bon, et devenir, sans jamais dévier de la ligne, une personne en tout point de vue irréprochable, sérieuse et adulte.

La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022, avant le début du concert de Zentone. Photo©️Franck.Unimon

 

 

J’avais dix neuf ans lorsque je suis allé seul, pour la première fois, à un concert. C’était pour aller voir Miles Davis, déjà mon musicien préféré, découvert alors que j’avais 17 ans. Grâce à un copain, d’origine franco-polonaise, par l’album Star People, sur sa platine disque vinyle. Un ami, un peu plus âgé que moi d’un an ou deux, que je connaissais de vue avant de véritablement faire sa connaissance dans le club d’athlétisme de notre ville. Club où il me rapprocha de quelqu’un, devenu mon meilleur ami, d’origine algérienne, qui avait connu les bidonvilles de Nanterre, que j’avais eu dans ma classe au collège, et que j’avais toujours évité en raison de sa nervosité et de son impulsivité.

  

Ce premier copain, franco-polonais, plus grand que moi de dix à quinze centimètres, habitait avec sa mère, divorcée, quatre étages en dessous de l’appartement où j’habitais avec mes parents, ma sœur et mon frère dans un F3, dans une tour HLM de 18 étages, à Nanterre. En face de l’école maternelle et primaire, Robespierre. A côté de l’usine Citroën.

 

J’ai connu les concerts, les cafés et les restaurants au cours desquels on se faisait enfumer par ses voisins et où l’on rentrait chez soi, avec sur ses vêtements, l’odeur du tabac. Ce qui n’a jamais été ma volonté mais c’était un passage obligé lorsque l’on souhaitait sortir de chez soi.

 

 

Beaucoup a changé depuis. Pourtant, beaucoup, aussi, est resté identique. Comme les enfants d’il y a quarante ans, les enfants d’aujourd’hui continuent d’aimer manger des frites. Et, des gens d’aujourd’hui continuent d’aimer écouter de la musique, d’en jouer ou d’en découvrir. La musique reste la musique. Seules ses déclinaisons et la façon dont on est allé vers elle la première fois, et où l’on retourne vers elle, peut avoir changé un peu ou beaucoup lorsque l’on est aujourd’hui « plus jeune ». Mais la musique continue de nous toucher. Et, il nous reste aussi la mémoire ainsi que la transmission.

 

La Maroquinerie, avant le début du concert de Zentone, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Combien de personnes « jeunes », aujourd’hui, écoutent une musique qu’ont pu écouter leurs parents ou leurs grands parents, en même temps que d’autres musiques. Car si la musique peut être une transition dans nos vies, elle est aussi une mémoire, une transmission et une acquisition.

 

 

Hier soir, lorsque je suis allé voir Zentone à la Maroquinerie, mon dernier concert dans une salle datait de plus de cinq années. C’était peut-être pour aller voir Marc Ribot à la cave Dimière d’Argenteuil. Après Arno et Danyel Waro au Figuier blanc, également à Argenteuil. Des très bons concerts.

 

J’étais alors devenu père ou allais le devenir.

 

En prenant de l’âge mais aussi en changeant de « statut », en passant de fils « d’employé » étudiant idéaliste plus ou moins puceau à père et conjoint employé et imposable, on sort, sans vraiment s’en souvenir ou s’en apercevoir d’un certain circuit. Pour, quelques années plus tard, assez facilement se convaincre que ce circuit nous est à tout jamais interdit. On serait devenu trop vieux ou infréquentable ou tout juste bon pour  rester chez soi.

 

Sauf que rien ne nous interdit de reprendre des études, de refaire connaissance ou d’acheter un billet d’entrée pour aller à un concert. Et, rien ne nous interdit non plus d’y aller seul si la majorité des personnes que nous connaissons, et qui nous ressemblent, sont indisponibles ou n’ont pas cette envie ou ce besoin-là.

 

 

En musique et en concert, je crois avoir raté l’aventure du Rap parce-que, dans les années 90, j’avais un travail qui me plaisait, enfin, et qui me permettait de gagner suffisamment ma vie. J’avais donc commencé à m’insérer socialement et entrevoyais la possibilité concrète d’un avenir. Même si mes projets d’avenir restaient approximatifs.

 

Mais j’ai sans doute aussi raté l’aventure du Rap, parce-que, dans les années 90, j’étais bien plus entraîné dans le Dub et le Reggae, ou, éventuellement, dans une certaine forme de techno.

 

Si Miles a bien fait un album inspiré du Rap, sorti après sa mort en 1991, cet album n’a pas suffi. Et, si j’étais allé voir MC Solaar au Zénith (un concert très correct mais frustrant) et I AM à l’Olympia (un de mes meilleurs souvenirs de concert), le Rap, qui, aujourd’hui, en France, désherbe « tout », ne m’a pas parlé aussi bien que le Dub, par exemple.

 

High Tone et Zenzile avaient déjà joué ensemble en 2006 a rappelé un des musiciens hier soir. Cela ne m’a pas marqué. J’ai dû le savoir et l’écouter « à l’époque » mais sans donner suite car je ne m’en souviens pas.

Pendant des années, j’ai eu beaucoup de mal avec « les » Zenzile de Angers. La voix de leur chanteuse, Jamika, ne passait pas pour moi. High Tone, j’aimais davantage. Mais je trouvais leurs titres trop longs ou trop expérimentaux.

 

La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022, pendant le concert de Zentone. Photo©️Franck.Unimon

 

J’ai aimé High Tone lorsqu’ils ont joué avec le groupe Improvisators Dub, dans le groupe Highvisators. C’était en 2004. Les Improvisators Dub de Bordeaux, avec « feu » Manutention, étaient lestés de Dub. Avec eux, impossible de rater la percussion Dub. J’ai eu la chance de voir les Improvisators Dub à un concert à la salle de concerts l’Observatoire à Cergy St Christophe, la même soirée où j’ai découvert le groupe Brain Damage de St Etienne, alors conduit par Martin Nathan et le bassiste Raphaël Talis, parti par la suite.  

 

Depuis, Manutention est décédé et le groupe Improvisators Dub n’existe plus, ce qui me rend assez nostalgique. Hier soir, sur scène, à la Maroquinerie, aucun des artistes sur scène n’a mentionné les Improvisators Dub parce-que le temps est passé. Mais dans les années 1990-2000, les Improvisators Dub faisaient partie, avec High Tone et Zenzile des groupes français pionniers pour jouer du Dub sur scène «  avec des instruments » comme l’a dit un des spectateurs, hier soir.

 

Les groupes français Le Peuple de l’Herbe, Dubphonic ou Lab° ont aussi su faire partie ou font peut-être encore partie de la surface de réparation du Dub en France mais je les connais moins bien, ne les ai pas vus sur scène, ou leur prestation sur scène (telle celle de Lab° à Saint Germain en Laye) m’avait moins transporté.

 

J’ai aussi aimé High Tone lorsqu’il a croisé Brain Damage « de » Martin Nathan (après le départ de Raphaël Talis) pour former le groupe High Damage. J’étais allé les voir à l’EMB de Sannois.

 

Enfin, j’ai aimé High Tone lorsque, cette fois, il a retrouvé Zenzile pour Zentone.

 

J’avais raté cette deuxième « version » de Zentone en concert en juin à Paris. Je n’avais pas pu aller l’écouter sur scène à Lille fin septembre. Aussi, est-ce avec un grand plaisir qu’en tapant Zentone sur internet, machinalement, il  y a quelques semaines, que j’ai appris qu’ils allaient passer, à nouveau pour une date unique, cette fois à la Maroquinerie, salle de concerts dont j’avais déjà entendu parler mais qui m’était toujours restée inconnue. Je ne savais pas où la situer.

 

 

Se rendre seul à un concert, dans une salle que l’on ne connaît pas, ressemble un peu à un pèlerinage.

 

La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022, avant le concert de Zentone. Photo©️Franck.Unimon

 

Pour ce pèlerinage, il m’a fallu me transplanter, vers 19h ce mardi soir, dans un métro bondé, ligne 3, depuis Paris St Lazare, avec une femme-parachutiste criant et se jetant presque dans mon dos, alors que les portes allaient se fermer :

 

« Mettez-vous dans les couloirs, s’il vous plait ! C’est pas vrai ! Tout le monde pourrait entrer si les gens se mettaient dans les couloirs ! ».

 

La station de métro suivante, la même « parachutiste » a préféré se cramponner à l’intérieur de la voiture, gênant le passage des personnes qui souhaitaient descendre.

 

L’atmosphère s’est ensuite pacifiée dans le métro alors que celui-ci s’est un peu vidé. J’ai alors pris le temps de regarder ces personnes qui étaient dans le métro. Il y avait un peu moins de monde sur son écran de smartphone que d’habitude.

 

A la station Gambetta, beaucoup de voyageurs sont descendus. On aurait presque dit qu’ils se rendaient tous à la Maroquinerie.

 

Dans les faits, non, bien-sûr.

 

Après un passage à la boulangerie La Gambette à Pain où j’ai dû me passer de Mamouna, car il n’y en n’avait plus, j’ai demandé mon chemin pour la Maroquinerie, rue Boyer.

 

C’est loin ! Vous n’y êtes pas du tout ! Je crois qu’il faut monter vers Ménilmontant….

Vous n’avez pas un téléphone ?

 

J’ai répondu : « Je suis archaïque. Je préfère demander aux gens… ».

 

Enfin, une dame d’une soixantaine d’années, la quatrième personne que j’interrogeais, et de loin plus âgée que les trois hommes que j’avais questionné précédemment, m’a confirmé :

 

« Vous continuez tout droit,  vous descendez la rue Villiers Adam. Jusqu’à la rue de la Bidassoa…vous en avez pour 15 minutes ou peut-être moins si vous marchez plus vite que moi ».

 

Dans la rue Boyer, ce mardi 25 octobre 2022, non loin de la Maroquinerie. Photo©️Franck.Unimon

 

Moins de quinze minutes plus tard, je passais devant les Tonton Bringueurs où se tenait un certain nombre de consommateurs, ainsi qu’à l’intérieur. Dans la rue Boyer, je suis aussi passé devant un club de Pilates ( «  En dix séances, vous sentez la différence ») et un futur projet de construction d’appartements luxueux.

 

Puis, la Bellevilloise et la Maroquinerie.

Devant la Maroquinerie, après le concert de Zentone ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

La Maroquinerie est le type de salle de concert que je préfère. Je suis allé une fois ou deux à Bercy. C’est trop grand même si j’y ai de très bons souvenirs :

 

Burning Spear et les Gladiators avec « feu » Albert Griffith.

 

Je suis allé une fois à la Défense Arena, c’était pour Kassav’. Je ne le regrette pas mais j’avais préféré, ensuite, retourner voir Kassav’ à la fête de l’Huma. J’ai ainsi pu voir « feu » Jacob Desvarieux avec le groupe, une dernière fois sur scène, sans le savoir.

 

 

Et puis, il y ‘a le prix de la place. 21,99 euros pour Zentone, hier soir. Je prends. A partir de 30 euros, il me faut une bonne raison. Je ne vais plus à un concert de Björk, que j’avais pu voir lors de son passage à l’Elysée Montmartre après son premier album, Debut, depuis que les places montent à des tarifs auxquels je préfère ne pas penser. La dernière fois que j’ai vue Björk, sur scène, c’était en clôture du festival Rock en Seine. Un très très bon concert. C’était il y a environ 15 ans. J’étais alors célibataire et sans enfant.

 

J’ai accepté de mettre près de 40 euros pour aller voir en décembre Rodolphe Burger au New Morning. Parce-que c’est Rodolphe Burger, que je ne l’ai jamais vu sur scène. Et, parce-qu’il sera accompagné des deux pointures que sont Medhi Haddab, dont je connais un petit peu l’univers,  et Sofiane Saïdi que je ne connais pas du tout.

 

Pour moi, le prix d’une place de concert ne dit rien de la valeur d’un artiste. En novembre, à Massy, il sera possible de voir en concert la plus que très grande chanteuse Oumou Sangaré pour moins de trente euros. C’est bien moins que d’autres artistes, dont les concerts sont plus chers, et dont la voix, à côté d’elle, est une brindille.

 

Je n’ai jamais vu Rodolphe Burger en concert mais cela fait des années que je l’écoute par morceaux. Récemment, j’ai aimé revoir et réécouter sa reprise du Billie Jean de Michaël Jackson. Où Burger joue avec Sarah Murcia, une artiste que je ne connaissais pas il y a encore deux mois et que j’ai aperçue en photo, collée à sa contrebasse,  pour la première fois, en me rendant à une exposition de tableaux d’une ancienne collègue au restaurant-café-salle de concerts le Triton.

 

Pour moi, parler de tout ça a aussi à voir avec le concert d’hier soir. Hier soir, un des guitaristes du groupe Zentone portait un tee-shirt sur lequel on pouvait lire :

 

New Order.

La Maroquinerie, concert de Zentone, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Nous avons écouté du Dub et du Reggae hier soir. Mais les musiciens que nous avons vus et écoutés viennent d’horizons multiples et multipistes. Tout comme un certain nombre des spectateurs présents, sans doute.

 

La salle était pleine.

 

La Maroquinerie, au début du concert de Zentone, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Je me demande certaines fois qui je vais voir, parmi les spectateurs. Quel sera leur profil. Même si un profil, une apparence, ne dit rien de définitif ou de notre humeur véritable. Hier soir, le public était un peu plus masculin que féminin. Je dirais à peu près 55 pour cent d’hommes pour 45 pour cent de femmes.

Un public plutôt blanc. Nous devions être dix noirs, en comptant très large, dans la salle. Pour l’âge, je dirais que cela commençait à 25 ans pour monter jusqu’à 50 ans et plus. Mais j’ai aussi vu une enfant d’une douzaine d’années qui devait être avec son père au fond de la salle de concert. J’ai vu une femme d’une bonne vingtaine d’années avec une casquette posée à  l’envers de façon recherchée, portant un blouson type Bombers, jeans troué aux genoux, baskets, le dos vouté, accompagnée au moins d’un homme d’à peu près du même âge, une pinte de bière à la main, allure de geek (ou de skateur), avec casquette, lunettes et barbe de plusieurs jours.

 

Mais j’ai aussi vu un homme d’une cinquantaine d’années, presque habillé comme un cadre sup, au bras de sa compagne énamourée.

 

Les bières étaient de sortie dans la salle. Elles avaient remplacé les cigarettes et les joints. Même si une personne ou deux a pu tirer des lattes sur sa cigarette électronique sans inquiétude.

 

D’abord plutôt au fond de la salle, devant la console de son, je me suis rapidement aperçu que j’étais trop loin pour prendre des photos. Alors que ce que j’aimerais, autant que possible, lors des quelques concerts où j’ai prévu de me rendre, c’est de pouvoir proposer des photos présentables. Des photos qui donnent envie d’aller à un concert, des photos qui donnent envie d’écouter de la musique dans un endroit public.Alors, suivant l’exemple de quelques personnes, que j’avais vu se faufiler vers la scène, je me suis mis à sillonner au sein du public. Et, très facilement, j’ai pu me rapprocher….

La Maroquinerie, pendant le concert de Zentone, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Au début du concert, je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux attentats terroristes islamistes « du » Bataclan en novembre 2015. Peut-être que c’est la première fois ou l’une des première fois que je retourne dans une salle de concert depuis ces attentats. Ce n’est pas une histoire de peur.  Je crois que c’est parce-que j’avais été occupé par d’autres événements. Mais tout en étant là, devant Zentone, avec d’autres personnes dans la salle, je me suis dit que nous contribuions, aussi, à nous éloigner de ce trauma.

 

Ensuite, sur scène, Zentone a tenu toutes ses promesses. Le bassiste de Zenzile et celui de High Tone, toujours  devant au milieu de la scène, ont joué par alternance. Celui de Zenzile avait une énergie punk tandis que celui de High Tone était plutôt roots.

 

Le bassiste de Zenzile, pendant le concert de Zentone, ce mardi 25 octobre à la Maroquinerie. Derrière lui, Jolly Joseph. Photo©️Franck.Unimon

 

Le bassiste de High Tone, à la Maroquinerie pendant le concert de Zentone ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Trois ou quatre personnes étaient aux claviers, dont le chanteur Jolly Joseph.

 

Au premier plan, le chanteur Jolly Joseph, à côté de lui, le bassiste de Zenzile, au fond, le guitariste de High Tone. Maroquinerie, concert de Zentone, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Jolly Joseph aux claviers, au milieu, le musicien des instruments à vent et claviers, à droite, le guitariste de Zenzile. La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022 pendant le concert de Zentone. Photo©️Franck.Unimon

 

Deux guitaristes étaient en lice. Un autre musicien tenait la partition des instruments à vent et de la percussion. A l’arrière scène, au milieu, le batteur a été le ferment d’un Dub intraitable.

Le batteur de Zentone, ferment d’un Dub intraitable. La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Un des bassistes et le batteur de Zentone. La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

La Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Concert de Zentone. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, ce mardi 25 octobre 2022, à la Maroquinerie. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Concert de Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Zentone, à la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Zentone, la Maroquinerie, ce mardi 25 octobre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

 

Franck Unimon, ce mercredi 26 octobre 2022.