Consentement

» Posted by on Oct 5, 2021 in Corona Circus | 2 comments

Consentement

Le verso du questionnaire pré vaccinal que j’ai rempli hier avant ma deuxième injection de Moderna.

 

 

                                              Consentement

 

Retour à la normale

 

 

Le médecin qui  a certifié ce lundi 4 octobre 2021 m’avoir examiné et m’avoir transmis  « toutes les informations liées à la vaccination pour la Covid-19 » et m’avoir informé que mon « cycle vaccinal est terminé » est gynécologue.

 

Je l’ai découvert sur l’écran de téléviseur plat derrière les deux hôtesses d’accueil. En ramenant mon « questionnaire de consultation pré vaccinale » que j’avais rempli recto verso. Comme cela m’avait été rappelé par l’hôtesse à laquelle je m’étais adressé. Une femme d’une vingtaine d’années, mesurant environ 1m60, montée sur des talons hauts, qui me l’avait tendu. 

 

Celle-ci avait d’abord été un peu surprise lorsque je lui avais appris la raison de ma venue :

 

Ma deuxième vaccination anti Covid.

 

Cela était sûrement tellement loin des principaux motifs de consultation désormais. Puisque nous étions le quatre octobre 2021 et que la majorité des Français s’était déja fait vacciner. Et puis, la pandémie du Covid est dépassée comme sujet d’actualité depuis fin aout, début septembre. Elle pensait peut-être davantage au décès, la veille, pour cancer, une mort normale et habituelle, de Bernard Tapie, 78 ans.

Bernard Tapie, Ex-Ministre, ex- homme d’affaires, ex-PDG, ex-Patron de l’équipe de Foot de l’OM, ex patron de la Vie Claire, l’équipe cycliste de Greg Lemond et de Bernard Hinault , ex-acteur. Un homme qui avait tout réussi en partant de peu. Au début de sa vie, il aurait tout aussi bien pu être hôte d’accueil durant quelques temps. Peut-être que cette hôtesse, aussi, était-elle une future Bernadette Tapie. Qu’est-ce qu’on en sait ?! Tout est possible.

Photo prise ce lundi 4 octobre 2021, Paris.

 

Derrière les deux hôtesses, en ramenant mon questionnaire de consultation pré-vaccinale, j’ai regardé celui qui m’avait « examiné » puis, quelques minutes plus tard, signifié que mon cycle « vaccinal était terminé ». Il ne me regardait pas.

Sur l’écran de téléviseur, aussi plat que j’aurais voulu avoir le ventre, on pouvait le voir s’exprimer sans le son. Les questions qu’on lui posait étaient retranscrites sur l’écran de même que ses réponses. Les yeux bleus, une alliance dorée au doigt, plutôt mince, la quarantaine, il parlait en s’aidant beaucoup de ses mains. Il parlait « fertilité » en tant qu’expert ; il expliquait qu’ici, dans le centre de soins où je me trouvais, une équipe pluridisciplinaire suivait du début jusqu’à la fin les personnes qui consultaient. Qu’il s’agisse de couples et femmes mariées. Ou de femmes vivant seules et ayant des difficultés à enfanter. En évoquant cette dernière situation, «  des femmes vivant seules », il a eu un mouvement de la main qui signifiait que, pour lui, cette situation particulière qu’une partie de la société rejetait et critiquait encore, n’était pas un sujet. Qu’il était en quelque sorte un praticien et un homme ouvert. Et/ ou qu’il avait réfléchi d’un point de vue éthique à ce propos.

 

Le voir sans le son me donnait l’impression d’être plus réaliste dans ma façon de le percevoir. Cet homme était peut-être un futur politicien mais il donnait l’impression d’être sincère. Même si la sincérité peut être une action éphémère. Devant des caméras ou face au temps. Bernard Tapie, aussi, avait su et pu être sincère.

 

La sincérité :

 

Un homme d’une cinquantaine d’années attendait, assis, près du lieu de vaccination au même étage que la dernière fois. Au 7ème.  Après m’avoir expédié au 7ème ciel en m’accompagnant jusqu’à l’ascenseur, en se servant de son badge et en appuyant sur le bouton, l’hôtesse d’accueil avait tourné les talons pour retourner à son poste, son casque téléphonique de réception toujours sur sa tête. Au 7 ème,  en sortant de l’ascenseur, je n’avais qu’à suivre et me diriger vers le fond en passant devant un premier poste d’accueil vide.

 

L’homme assis m’a répondu qu’il venait de se faire vacciner. Non, il n’avait pas eu mal. Ni cette fois-ci, ni la première fois. J’allais toquer à la porte comme la fois précédente, le 13 septembre, lorsqu’il m’a dit qu’ils allaient bientôt venir  de toute façon.

 

Deux ou trois minutes plus tard, un jeune homme en blouse blanche est sorti pour lui dire qu’il pouvait y aller s’il se sentait bien. Oui, il se sentait bien. J’ai constaté à voix haute :

 

« La dernière fois, nous avions des jeunes femmes, aujourd’hui, nous avons des Rugbymen ! ». Celui qui se tenait debout face à moi devait faire 1m90 pour près de cent kilos. Un vrai physique d’athlète. Il a pris ma remarque avec le sourire :

 

« Pourquoi, ça ne vous plait pas ? ». J’ai démenti. Je remarquais simplement le contraste. Sans pour autant m’attarder. La dernière fois, des jeunes femmes plutôt mignonnes et minces ( Marcher pour ne pas mourir). Cette fois,  un presque  Conan le Barbare  en blouse blanche venait à ma rencontre.

 

A l’intérieur, un autre homme en blouse blanche, assis devant un ordinateur. Moins taillé mais plus quand même que les jeunes femmes croisées trois semaines plus tôt pour ma première injection. Et d’un abord a priori moins avenant. Ou plus stressé, sans le montrer. Donc, capable peut-être d’une grande maitrise de soi. Ou, tout simplement rigide.

 

Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021.

 

Douceur et indulgence

 

Deux jours plus tôt, je m’étais décidé à passer un test antigénique à une heure étudiée afin qu’il me dure suffisamment pour certaines démarches. Telles que pouvoir me rendre à un déjeuner le lendemain (ce mardi 5 octobre) avec une ancienne collègue et amie.

 Je n’avais pas oublié l’expérience désagréable qu’un nouveau test antigénique, réalisé par une charmante étudiante en médecine de 4ème année, avait été pour moi avant ma première injection de Moderna. Or, deux jours plus tôt, soit le 2 octobre, l’étudiant en médecin 2ème année qui avait pratiqué le test antigénique pour une des pharmacies de ma ville s’y était bien pris. Et, je l’avais félicité. Visiblement, il n’était pas familier avec ce genre de compliment. En repartant ce 2 octobre, après ce test antigénique au résultat à nouveau négatif, j’avais considéré que l’on attribue trop facilement la douceur aux femmes. Alors que pour être doux mais aussi indulgent envers les autres, il faut d’abord savoir l’être vis-à-vis de soi-même.

 

Il y a des femmes, soignantes ou non, qui sont brutales. J’avais repensé à cette aide-soignante qui, avant une opération, il  y a plusieurs années, m’avait rasé une petite partie de mon corps à sec. Car elle estimait que j’avais laissé trop de poils près du champ opératoire en me rasant. Je m’étais rasé la veille au soir avec douceur et mousse.

Elle, le matin avant le passage au bloc, sous prétexte d’augmentation de l’efficacité, m’avait administré des gestes rapides et agressifs. Mais loin d’être aussi parfaits qu’elle le croyait. Mais elle avait « fait ». Elle avait fait son œuvre. Je n’avais pas pu m’empêcher de penser que cette femme d’une bonne trentaine d’années, pas très jolie, au lit, devait être un très mauvais coup. Même en étant mère plusieurs fois.

 

 

La  répétition de tests antigéniques ( ou de tests PCR) des millions de fois lors de la pandémie du Covid peut malheureusement se concilier avec un certain nombre de manœuvres « nasales » indélicates. Car, si depuis mes deux premiers tests antigéniques, ou à chaque fois on instillait une tige dans chaque narine alors que maintenant on le fait dans une seule (pour quelle raison ?), la pratique régulière ne suffit pas pour être « doux » ou « douce ». Et, bien supporter un test indélicat n’est pas le bon critère :

Lorsque, plus jeune, j’ai commencé à me raser, je trouvais ça parfaitement normal de finir le visage en sang. Pour moi, c’était ça, être un homme. Ensuite, j’ai appris qu’on pouvait se raser dans la douceur et avoir du plaisir à le faire. Mais, aussi, qu’être dur avec soi-même lorsque cela est inutile et injustifié ne fait pas de nous une personne plus résistante qu’une autre face à une véritable adversité ou  à l’imprévu. Je ne suis ni un guerrier, ni un aventurier, ni un meneur, ni un héros mais je me considère plus résistant et plus constant dans l’effort qu’à cette époque où je me rasais jusqu’au sang et où je bénéficiais pourtant d’une forme et d’une force athlétique supérieures à celles dont je dispose aujourd’hui. Parce qu’aujourd’hui , je crois mieux savoir et mieux reconnaître ce qui est véritablement essentiel. Et ce qui l’est moins. Pour cela, j’ai appris. Certaines fois en prenant des coups. D’autres fois en réfléchissant et en observant. D’autres fois, encore, en acceptant de me faire davantage confiance. Et, aussi, en apprenant à mieux m’aimer. Pour moi, c’est aussi ça, être capable de douceur et d’indulgence pour soi-même comme pour les autres. Cela ne signifie pas être parfait à toute heure ni tout savoir ou être un génie.

 

 

Cependant, pour être plus ou moins « doux » ou « douce », il faut non seulement avoir l’intention et la disposition pour l’être.  Etre suffisamment à l’aise au contact de l’autre. Mais, aussi, être suffisamment « doux » ou « douce » pour soi-même. 

Et, lorsque l’on fait des multitudes de tests à la chaîne, comment rester « douce » et « doux » si, en plus, dès le départ, cela est une notion et une sensation que l’on ignore ? Que l’on banalise ? Que l’on standardise avec des trucs et des tics  de langage et de comportement. Ces « Vous allez bien ? » ou ces «  ça va ? » que l’on ne pense pas mais que l’on inocule aux autres en n’attendant d’eux qu’une seule chose : qu’ils nous réponde de manière toute aussi standardisée : «  Oui, ça va ». « Oui, je vais bien ». Même si elles ressentent le contraire.

 

Voilà le genre de question que l’expérience d’un simple test antigénique peut m’inspirer.

 

 

Faire pire que la douceur et l’indulgence

 

Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021.

Cependant, ce 4 octobre, j’ai fait pire. J’ai fait le professeur.

 

Alors que je m’asseyais tout en répondant au rugbyman en blouse blanche, j’ai d’emblée précisé que je n’aimais pas du tout les tests antigéniques. Ou j’ai demandé s’il faisait « mal ».  Car il venait de m’apprendre que l’on allait quand même me faire un test antigénique au préalable. J’ai marqué mon étonnement. Le test antigénique que j’avais passé samedi était encore valable….puis, j’ai ajouté :

 

« ça va vous ramener de l’argent ! ». Légère dénégation sans débat. Je me suis à nouveau laissé faire.

 

 

L’étudiant en médecine de quatrième année (j’ai demandé) m’a assuré qu’il ferait attention. Je l’ai trouvé sincère et attaché à faire de son mieux. Dans la foulée, je les ai informés, lui et son prochain, que j’étais infirmier en psychiatrie. Ce que je n’avais pas fait lors de ma première injection.

 

En psychiatrie ?

 

Cela a intrigué celui qui s’occupait de moi. Il a voulu savoir ce qui me plaisait à travailler en psychiatrie. Même si je me suis dit que c’était sa façon de détourner mon attention afin que le test antigénique se fasse telle une formalité, j’ai néanmoins répondu.

 

Pour penser. Pour être égal à moi-même. Et non faire du travail à la chaine. A ses côtés, son collègue, également étudiant en médecine 4ème année, ne disait rien. Il était néanmoins ouvertement le plus directif des deux. On aurait dit que, autant, le premier, essayait d’entrer en relation, d’être « sympa », autant, lui, semblait estimer que tout cela était une perte de temps. Qu’il fallait surtout avancer.

 

Etre en quatrième année de médecine, cela peut impressionner le grand public. Il est vrai que faire des études de médecine, c’est faire partie de l’élite. Et puis, ce sont des études difficiles. Il faut donc être une « tête » et aussi avoir le cœur solide et endurant pour ces études longues, à très grande responsabilité et très concrètes. Il faut l’admettre. Je n’ai jamais envisagé de faire médecine. Et, je ne crois pas avoir  souhaité le devenir.

 

Mais, être en quatrième année d’études de médecine, ça donnait et ça donne peut-être encore aujourd’hui l’équivalence pour travailler comme…infirmier. Et, être en quatrième année de médecine, cela ne donne pas l’expérience. L’expérience du métier. Mais, aussi, de la vie. Je peux faire encore plus simple :

 

J’ai bien sûr croisé un certain nombre de médecins, de différentes spécialités, de par mon métier et de par ma vie. En tant que collègues. Ou en tant que « spécialistes » que j’ai pu consulter. Il y a des compétences médicales ou chirurgicales évidentes qu’un médecin acquiert. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’un médecin a raison sur tout et sait tout bien faire. Et tout le temps. Et tout seul.

 

Il y a des très bons médecins et des très bons chirurgiens qui, sortis de leur excellence de praticien, font partie des ordures ménagères ou, aussi, des handicapés relationnels et émotionnels. Il y a des médecins et des chirurgiens corrects, passables, et qui, par contre, vont être « bons » ou «  très bons » dans le relationnel. Et, puis, il y a les autres médecins et chirurgiens qui savent surtout vous rappeler et se rappeler qu’ils le sont. Mais qui, en pratique, sont plutôt à surveiller ou à savoir remettre à leur place. Et qui, sans les gardes boue que sont leurs collègues (médicaux, paramédicaux et autres) tiendraient modérément la route. Soit en termes de diagnostic. Soit en termes de comportement. Il s’agit d’une minorité. Mais cette minorité existe et est active comme dans toutes les professions.

 

Je ne suis pas anti-médecin. Je suis surtout contre cette idée qu’être médecin ou chirurgien revient à s’estimer au delà du réel. Au delà de l’autre. Tels ces pilotes d’avion de chasse qui se sentent au dessus de toutes celles et tous ceux qui évoluent à terre et qui, c’est vrai, seraient incapables de faire décoller un simple avion.

 

Photo prise ce lundi 4 octobre 2021, à Paris.

 

Je ne sais ni faire décoller un avion. Encore moins piloter une unité de soins. Je n’ai pas pris de cours. Je n’ai même pas essayé de le faire. J’ai plutôt fait de mon mieux pour éviter de me retrouver à cette place ou dans ce rôle de pilote, de meneur ou de cadre. Ce que j’essaie de faire aussi bien que possible, c’est bichonner mon autonomie de pensée, d’action et ma complémentarité avec les autres :

les médecins inclus jusqu’à la femme ou l’homme de ménage.

 

 

Et, si je ne sais ni faire décoller un avion ni piloter une unité, je sais contribuer, avec d’autres, jusqu’à un certain point, de façon à ce que l’avion ait la quantité de carburant nécessaire. Pour que le vol se déroule à peu près dans les meilleures conditions jusqu’à destination. Qu’il s’agisse d’un vol court, long, facile ou difficile. Je sais aussi participer de manière à ce qu’il y ait le moins de conflit possible au sein de l’équipe. Cela peut compter par moments autant voire plus que l’aptitude technique « pure » et décisionnelle. Même si la mégalomanie de tout un tas de personnages éclipse rapidement ou fréquemment ce fait.

 

La mégalomanie de certains personnages réels

 

 

 Cette mégalomanie n’est pas exclusive aux médecins, chirurgiens ou à certains pilotes d’avions de chasse. Mais on peut la trouver chez quelques unes et quelques uns d’entre eux.

 

C’est pour cela que lorsque mon « piqueur » a commencé et que nous étions toujours en train de discuter, j’ai tenu à être aussi concret que possible dans mes explications. Quant à ce qui m’a donné et me donne envie de continuer de travailler en psychiatrie. Et, lorsque je dis « psychiatrie », je pense aussi bien « psychiatrie » que « pédopsychatrie ». Car, pour moi, contrairement à ce que peuvent penser des collègues « psy » (infirmiers ou autres) , ces deux spécialités ou ces deux disciplines se complètent. Plus qu’elles ne s’opposent. La polyvalence professionnelle et personnelle, pas seulement en tant qu’infirmier (puisque je suis aussi journaliste et pratiquant dans d’autres domaines que celui de la santé mentale et heureusement pour ma propre santé mentale) est un des meilleurs antidotes qui soient contre la mégalomanie, l’autosatisfaction ou, plus simplement, contre la connerie humaine dont l’étendue est  beaucoup plus vaste que sa durée de vie.

 

 

A cet étudiant en quatrième année de médecine (mais aussi à son collègue auquel je m’adressais tout autant voire davantage lorsque je parlais ) j’ai ainsi raconté qu’il arrive que des personnes au départ opposées à l’idée de travailler en psychiatrie, finalement, se ravisent.

 

J’ai parlé d’un de mes anciens collègues, psychiatre, qui, initialement, avait prévu de travailler dans le somatique jusqu’à ce que , lors de son stage avec le SAMU, « tombe » sur une femme qui présentait tous les signes cliniques- donc objectifs- du coma ou de la mort.  Pour, finalement, renaître à la vie. Une patiente « hystérique ». Cette expérience l’avait destabilisé. Quelques années plus tard, je faisais sa connaissance dans le service de pédopsychiatrie où je venais d’arriver. Aujourd’hui, cet ancien collègue travaille dans son cabinet, en libéral.

 

Mais j’ai persisté. Evidemment, ai-je expliqué à l’étudiant en médecine qui s’occupait de mon bras, si l’on préfère « faire du chiffre », ou que l’on a besoin de faire de « l’abattage » ; ou de faire carrière ; ou que l’on estime qu’en « psychiatrie, on ne fait rien ! », on préfèrera travailler dans le somatique. Et, le travail somatique est bien sûr honorable. Et nécessaire. Intellectualiser, philosopher, parler des schémas de l’inconscient, de l’histoire familiale ou des lapsus, c’est très bien. Mais cela ne suffira pas pour se sortir – et se guérir- d’une plaie par arme blanche ou par arme de guerre, d’une septicémie, d’un diabète, d’une pandémie ou de toute autre urgence médicale ou chirurgicale. Donc, chaque discipline, somatique, comme mentale, a son importance dans les étapes de guérison mais aussi de deuil d’un patient/client comme de sa famille.  

 

Encore une fois, mon but n’est pas d’opposer mais, au contraire, d’unifier tout en discernant bien à quel moment il faut savoir à quelle discipline il faut mieux s’en remettre.

 

L’oubli du « professeur » Franck :

 

Il y a néanmoins un aspect indispensable que j’ai oublié dans mon laïus :

 

Pour travailler en psychiatrie ou en pédopsychiatrie, il faut aussi accepter de se voir en face sans maquillage et sans détour. Il faut accepter d’apprendre à se connaître. Je n’ai pas cité la phrase d’une ancienne élève infirmière stagiaire, dans un de mes précédents services de psychiatrie adulte, alors que je l’avais ensuite recroisée. Elle m’avait dit avoir finalement opté pour aller travailler dans un service de réanimation parce qu’elle préférait «  se refouler par la technique ».

 

 

Se refouler par la technique et par des cascades de gestes et d’actions, c’est ce que vont préférer bien des personnes. Soignantes ou non-soignantes. Il est souvent des gens, dans la vie, qui me déconcertent par cette façon qu’ils ont de choisir d’ignorer ce qui, pour moi, fait partie des règles élémentaires de la vie et de la relation humaine. Ces personnes ont évidemment d’autres priorités. Et, pour elles, je parais sans aucun doute très retardé et très déficitaire dans d’autres domaines. Pour caricaturer, dans le domaine de l’informatique ou du bricolage. Deux univers où j’admets être assez limité.

 

 

 

Partant de ce genre de logique,  cette vaccination anti-Covid, pour certaines personnes, c’est juste une aiguille, une seringue et un produit. Avec, on entre dans le corps des gens. Et, c’est tout. Au suivant comme l’a chanté Jacques Brel. On ne sait pas exactement ce qu’il y a dans ces vaccins ? Mais c’est pareil pour tout un tas de médicaments que l’on avale régulièrement sans se poser de questions. C’est pareil pour les cigarettes que l’on fume. Pour les alcools et pour beaucoup de boissons que l’on rachète avec gourmandise. Comme pour ce que l’on peut accepter de manger et d’acheter pour soi-même, des proches ou des collègues qui nous feront plutôt remarquer que ça manque si on en procure en trop petites quantités.  Vis-vis de ces vaccins anti-Covid, c’est un peu pareil. Nous vivons à l’ère des centrales nucléaires. Des émanations de nos usines et de nos millions ou milliards de voitures. Alors, on peut bien se faire injecter quelques vaccins contre le Covid sans trop savoir ce qu’il y a dedans.

 

 

Au vu de cette courte description de notre mode de vie, on comprend facilement ou l’on comprendra facilement plus tard la raison pour laquelle, tant de personnes ont pu aussi facilement accepter ces vaccins anti-Covid. Moi, malgré mes doutes, j’ai accepté d’abord la première injection de ce vaccin. Puis, la seconde trois semaines plus tard. J’aurai « résisté » deux ou trois mois. Après avoir annulé une première injection prévue le 4 aout de cette année dans ma ville avec le Pfizer. Après l’annonce gouvernementale faite aux soignants de se faire vacciner au plus tard pour  le 15 octobre. Soit dans dix jours maintenant. En incluant les 7 jours après la seconde vaccination pour que la vaccination soit effective. Donc, pour moi, ma vaccination anti-Covid sera considérée effective le 11 octobre. Quatre jours avant la limite fixée par le gouvernement. On note la répétition du chiffre 4. Je ne l’ai pas fait exprès. 4 aout. 4 octobre. 4 jours avant la limite. Mais cette répétition du chiffre 4 n’efface pas mes doutes quant aux effets secondaires de cette vaccination anti-Covid. Mes doutes font partie de mes limites d’individu. Car j’ai toujours connaissance de mes limites.

Photo prise ce lundi 4 octobre 2021, à Paris.

Mes doutes et mes limites

 

Mes doutes quant à ce vaccin anti-Covid que j’ai décidé « d’accepter » sous la contrainte, malgré ce que j’ai pu signer, subsistent en partie.

 

Je connais des personnes très intelligentes, très courageuses, et de profil différent, qui se sont faites vacciner contre le Covid.

 

Je connais aussi des personnes aussi intelligentes, aussi courageuses et de profil différent, qui persistent dans leur refus de ces vaccins anti-Covid. Le fait que ces personnes opposées  à ces vaccins soient maintenant minoritaires ne diminue pas, pour moi, leur intelligence ou leur courage.

 

Ma compagne continue de résider dans son refus et est aujourd’hui suspendue de son travail depuis une semaine. Elle a reçu la semaine dernière un courrier en recommandé avec accusé de réception le lui notifiant.

Depuis,  elle a aussi été priée, par courrier, de contacter «  dans les plus brefs délais » le service DRH de son hôpital afin de dire ce qu’elle a prévu pour son schéma vaccinal anti-Covid. Mais, aussi, pour faire savoir si elle souhaite prendre une disponibilité ou poser des jours de congés.

 

 A aucun moment, je n’ai,  essayé de la convaincre de se faire vacciner. J’ai bien-sûr donné mes arguments contradictoires, que j’estimais fiables, en faveur de ces vaccins anti-Covid.

 

 

Cependant, ce mardi 5 octobre 2021, après avoir reçu ma deuxième injection de Moderna,  je demeure incapable de dire si son attitude est héroïque et avisée. Et si la mienne est  lâche et incohérente au vu de mes doutes. Ou si son attitude est bornée et la mienne, sage et avisée.

 

Il y a des personnes qui « savent » ou sont sûres de savoir, médecins ou autres, avec certitude. Que ce soit pour les vaccins anti-Covid actuels ou contre eux. Tant mieux pour ces personnes. Moi, je conserve une part de doute quant aux effets secondaires à moyen terme ou à long terme de ces vaccins anti-Covid actuels.

 

Je vois bien que toutes les personnes que je connais qui se sont faites vacciner contre le Covid vont bien actuellement et depuis plusieurs semaines et plusieurs mois. Et leur nombre a beaucoup augmenté ces derniers mois puisqu’aujourd’hui, la majorité des Français est vaccinée.

 

Il est même des personnes qui, d’elles-mêmes, ont fait en sorte de recevoir une troisième injection de vaccin anti-Covid alors qu’elles ne correspondent pas aux critères actuels pour bénéficier de cette troisième injection de rappel.

J’ai lu récemment dans un numéro du New York Times  de fin septembre un article où des Américaines racontaient comment et pourquoi elles ( c’était deux femmes qui avaient accepté de se faire photographier) avaient décidé de recevoir une troisième injection de vaccin anti-Covid. Qui en mentant et en se faisant passer pour quelqu’un qui recevait sa première injection. Qui en tentant sa chance dans une pharmacie où aucune question n’avait été posée au préalable.

Journal ” Le New York Times” de ce mardi 21 septembre 2021. Page 6, article ” Unwilling to wait for a booster shot”.

 

Vous voulez une injection de Pfizer ? Pas de problème, on vous en fait une.

 

Dans le ” New York Times” de ce mardi 21 septembre 2021, une des américaines qui a accepté de témoigner à visage découvert quant au fait qu’elle a devancé l’appel pour recevoir une troisième injection de vaccin anti-Covid.

 

Toujours le ” New York Times” de ce mardi 21 septembre 2021, trois pages plus loin, page 9.

 

 

 

 

A côté de ça, en Afrique et dans d’autres régions pauvres du monde, des populations restent sous-vaccinées contre le Covid. Mais pas uniquement. Même aux Etats-Unis, il y aurait 25 pour cent de la population qui serait non-vaccinée contre le Covid par refus de la vaccination anti-Covid. On pourrait grossièrement penser que cela fait partie des restes de la pensée du précédent Président américain Donald Trump qui minimisait la gravité de la pandémie. Mais même sans lui, il y avait des sceptiques aux Etats-Unis et ailleurs ( en France, aussi :  j’en ai rencontré deux ce week-end- un couple- et ils ne sont pas soignants. Pour moi, ce couple, déjà rencontré avant la pandémie, a toute sa tête et est intelligent, mesuré et cultivé) contre ces vaccins anti-Covid mais, aussi, contre la gravité de cette pandémie.

 

Et, même sans Donald Trump, aussi, on peut décider ou choisir de se faire vacciner contre le Covid et rester opposé au pass sanitaire. Lequel, en France, va durer ou continuer de frapper au delà du 15 novembre alors qu’il était supposé disparaître rapidement.

 

Mon thérapeute, vacciné contre le Covid, m’a dit être également opposé au pass sanitaire. Il n’est probablement pas le seul, vacciné par choix et par raison, à être opposé au pass sanitaire.

 

Un petit monde

 

 

Je n’ai pas discuté de ça avec les deux étudiants en médecine. Après ma seconde injection, hier, j’ai complimenté celui qui m’avait piqué. J’ai ensuite demandé à celui qui se taisait :

 

« Pourquoi la deuxième injection dans le même bras que la première fois ? Je croyais qu’il fallait une alternance… ».

 

Il m’a répondu que cela n’empêchait pas. Et qu’il valait mieux piquer dans le bras dont je me servais moins.

 

Avant de partir, je leur ai dit :

 

« Peut-être que l’on se reverra (en tant que collègues). Vous savez, le monde hospitalier est un petit monde… ».

 

En sortant, je suis allé m’asseoir à côté d’un couple âgé arrivé entre-temps. Je leur ai demandé si c’était leur seconde injection. Avec un petit rire, l’homme a répondu :

 

« Nous, c’est pour le rappel… ». J’avais oublié que, si, rien n’a encore été décidé en France pour « proposer » une troisième injection de vaccin anti-Covid (généralement avec un vaccin à ARN messager comme le Pfizer ou le Moderna) aux personnes vaccinées à partir de 30 ans comme cela se fait depuis quelques semaines en Israël, modèle sanitaire de la France contre la pandémie, après avoir constaté une flambée retour de la pandémie face au variant Delta qui a fait chuter le taux d’efficacité des vaccins anti-Covid (principalement le Pfizer en Israël à ce que j’ai compris), pour l’instant, en France, cette troisième injection s’adresse principalement aux personnes âgées déjà vaccinées ou immuno déprimées. Ce couple âgé entrait dans la première catégorie.

 

L’un et l’autre m’ont répondu que cela s’était bien passé pour eux lors des deux premières injections. A part peut-être que, lui, avait beaucoup dormi après la seconde injection.

 

La femme m’a répondu qu’ils avaient fait leurs premières injections en février. A l’écouter, cela faisait déja « longtemps ». Il est vrai que la pandémie du Covid a été officialisée en France mi-mars 2020 et que j’ai l’impression que c’était déjà il y a longtemps. Alors que c’était seulement il y a un an et demi.

 

Pour partir, après ma seconde injection, je suis passé par les escaliers. Puis, je suis retourné jusqu’à la gare St Lazare à pied. Cette fois-ci, dès l’aller, j’étais venu à pied depuis St Lazare.

Ce restaurant me semble bien sympathique. Photo prise ce lundi 4 octobre 2021, à Paris.

 

Deux ou trois ans à vivre :

 

Selon certaines rumeurs, croyances ou affirmations, maintenant que j’ai reçu ma deuxième injection de vaccin anti-Covid dans le bras, il me resterait deux à trois ans à vivre. Je pourrais aussi perdre en fertilité. Dès lors que je suis « Biberonné » par le vaccin, on pourrait, grâce au produit présent dans le vaccin, me suivre à la trace au moyen de la Wifi. Mais aussi prendre le contrôle de mes pensées grâce à la 5G. Mais je pourrais aussi mourir demain, après-demain, brutalement. Puisque le but de cette « expérimentation de masse » serait de réaliser une « extinction de masse ». Pour créer un nouveau monde. Et une autre économie.

 

On peut se marrer ou s’inquiéter de ces rumeurs, croyances, affirmations….

 

Toutefois, il est un fait incontestable. Depuis la pandémie du Covid, notre monde ou notre rapport au monde, plutôt, a changé de façon perceptible par nous-mêmes. La pandémie, je crois, nous a amené à avoir plus conscience de nous mêmes comme de certains de nos choix. Et, si pour certains, ces choix se font dans un certain optimisme, pour d’autres, ces choix s’éloignent radicalement du sentiment de légèreté ou du plaisir.

 

Et, moi, même si je suis en désaccord avec la vision de ma compagne concernant la pandémie et les vaccins, mais aussi concernant l’attitude à avoir envers la vie et ce qui nous reste ou nous resterait à vivre, il est des points où je reste très sceptique et où, d’une certaine façon, je la rejoins.

La Banque BNP-Paribas, photo prise à Paris ce lundi 4 octobre 2021. Les affaires marchent plutôt bien pour les banques depuis le début de la pandémie du Covid.

 

Le scepticisme, lorsqu’il persiste, est-il une chorégraphie morbide ou une autre forme grave de septicémie ?

 

Le laboratoire français Sanofi et la pandémie du Covid….

 

Sanofi, le laboratoire français de recherche, un des poids lourds mondiaux entre-autres dans la fabrication de vaccins, avait déjà beaucoup de retard pour fabriquer et produire son vaccin contre le Covid. Ce retard, associé à des gros cadeaux financiers à ses actionnaires il y a quelques mois, a provoqué certaines railleries dans les média il y a quelques mois.

 

Pendant que les vaccins étrangers Astrazeneca, Moderna,  Pfizer puis Johnson & Johnson débarquaient en masse à compter du début de l’année 2021 (janvier ou février, je crois), le laboratoire Sanofi, lui,  pourtant à a pointe de la recherche dans le monde, accusait un gros retard. Son vaccin était annoncé pour la fin de l’année comme on peut annoncer la sortie mondiale d’un blockbuster dans des salles de cinéma à la fin de l’année.

 

La pandémie du Covid fait des petits ( des variants), fauche des gens dans le monde, rend malade et le laboratoire Sanofi bosse sur son vaccin qui sera performant- c’est annoncé- à la fin de l’année 2021. Dans deux mois. En décembre.

 

Et puis, arrive cette rentrée en septembre 2021 et, courant septembre, il y a moins de deux semaines, Sanofi nous apprend avoir renoncé. ( article du journal La Croix de ce mercredi 29 septembre 2021).

 

J’ai lu que Thomas Triomphe (un nom bien choisi) le vice-président de la « Branche vaccins de Sanofi » « expiquait » (expliquait) que si son vaccin sortait lors de ce mois de décembre 2021 sur le marché que ce serait en quelque sorte trop tard. Que cela n’offrirait rien de mieux ou de plus que ce qui existe déjà avec Astrazenaca, Pfizer, Moderna, Johnson & Johnson. Oui, oui, les résultats des tests de son vaccin sont concluants. Il serait aussi performant que les vaccins déjà présents contre le Covid

( Astrazeneca, Moderna, Johnson & Johnson et Pfizer). Mais ça n’apporterait « rien » ou ça ne « servirait à rien » de le sortir en décembre comme prévu. Surtout que Sanofi précise participer, de toute façon, à la fabrication de plusieurs de ces vaccins en leur faisant bénéficier de sa logistique :

 

«  Le laboratoire français n’est cependant pas totalement absent dans cette lutte contre la pandémie, puisqu’il produit déjà des vaccins pour ses concurrents Pfizer BioNtech ( à Francfort), Johnson & Johnson (à Marcy-L’Etoile, près de Lyon) et Moderna ( aux Etats-Unis). « Nous sommes la seule entreprise au monde à le faire », estime le vice-président de Sanofi. Une trentaine de millions de doses viennent de sortir des chaines de production et il en prévoit 500 millions «  dans les mois qui viennent » ( à nouveau, le même article Contre le Covid, Sanofi mise sur la vaccination de rappel, dans le journal La Croix de ce mercredi 29 septembre 2021. Dans la rubrique : Economie, page 11.)

 

Il est reproché ou a été reproché à certaines personnes réfractaires aux vaccins anti-Covid d’être «complotistes », « irresponsables », ” irrationnelles”, d’être « plus ou moins dérangées mentalement» et égoïstes.

Par contre, j’ai lu ou entendu assez peu de critiques envers ce tour de magie effectué par Sanofi en pleine pandémie du Covid. Oui, Sanofi continue de s’atteler, plus que jamais d’ailleurs, à d’autres domaines de recherches en utilisant la technique ARN messager pour soigner d’autres maladies ( « dans l’immunologie, l’oncologie, les maladies rares », le journal La croix, toujours ce même article du mercredi 29 septembre 2021). Car cette technique de soin a de l’avenir. D’ailleurs, Sanofi a racheté «  la Biotech américaine Translate Bio, pour 2,7 milliards d’euros, avec qui il travaille dans le développement de vaccins » ( toujours dans le même article du journal La Croix de ce mercredi 29 septembre 2021).

 

 

Et, oui, en décembre, Sanofi sortira en principe un vaccin anti-Covid mais « classique » qui viendra alors renforcer l’offre vaccinale déjà assurée par Astrazeneca, Moderna, Pfizer et Johnson& Johnson. Sanofi n’a rien à se reprocher. Et, entre les lignes, si le laboratoire entend toujours trouver des remèdes à d’autres maladies graves, ce que je comprends, surtout, c’est que Sanofi cherche ce qu’il pourrait bien mettre sur le marché afin d’empocher un maximum d’argent. Car le terme « sur le marché » figurait bien dans l’article que j’ai lu lorsqu’il était question du retrait du vaccin de Sanofi. Retrait que le laboratoire avait préparé. En se comportant comme un candidat de The Voice, qui, s’auto-éliminant presque, encourageait, une ou deux semaines plus tôt,  à se tourner vers les autres candidats :

 

Astrazeneca, Moderna, Pfizer et Johnson & Johnson.

 

Sanofi, aujourd’hui, peut dire ou faire dire ce qu’il veut à ses représentants puis, ensuite, tranquillement, changer d’avis. Sanofi, économiquement, technologiquement et d’un point de vue judiciaire peut se le permettre. Il fait partie des poids lourds, aussi puissants voire plus puissants que les gouvernements. Ce revirement de Sanofi en est une démonstration. Sanofi se rétracte pour faire sortir son vaccin à ARN messager contre le Covid, aucune sanction, aucune critique, aucune pression. Par contre, la petite infirmière qui refuse de se faire vacciner contre le Covid, elle, on peut l’éclater. On peut se le permettre. On peut même lui reprocher son refus et lui montrer qu’en Afrique et dans certaines régions pauvres, les gens meurent du Covid et aimeraient qu’on leur fournisse ces vaccins anti-Covid qu’elle se permet de refuser.

 

D’un côté, on a le cynisme d’un laboratoire qui nous parle de « marché », donc de profit, et qui privilégie sa stratégie commerciale afin de se « positionner » sur d’autres marchés plus porteurs. Tandis que des millions de personnes pourraient bénéficier, dans les régions pauvres ou moins pauvres des vaccins anti-Covid que ce laboratoire puissant ( Sanofi) a mis autant de temps à fabriquer. En supposant qu’il y est véritablement parvenu. Car qui va aller vérifier que Sanofi a vraiment mené à terme la fabrication de ce vaccin anti-Covid ?!

D’un autre côté, on  a des personnes presque pauvres en ce sens qu’elles ont très peu de moyen de pression ou de contre-pouvoir contre leurs employeurs ou leurs gouvernements qui, du fait de leur conviction personnelle, se font emmurer car elles refusent ces vaccins anti-Covid dont elles se méfient.

 

Si ce parallèle entre le cynisme permissif d’un laboratoire comme Sanofi et l’attitude des réfractaires aux vaccins anti-Covid actuels peut apparaître déplacé et critiquable, ce que j’admets, il est un domaine où de simples expériences dans la vie courante peuvent, je crois, autoriser, une nouvelle fois, à nuancer la légitimité de cette forme de répression exercée légalement maintenant contre celles et ceux qui se refusent aux vaccins anti-Covid.

Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021.

 

De simples expériences dans la vie courante….

 

 

Depuis le début de la rédaction, hier, de cet article sur le consentement, je ne me suis pas transformé en épidémiologiste. Ni en pilote d’avion de chasse. Ni en scientifique émérite travaillant dans un laboratoire comme Sanofi. Je n’ai donc aucun bagage et aucune compétence scientifique, politique ou même économique de poids. Je suis un rien du tout comme des millions d’autres rien du tout de ce monde.

 

Ce « rien du tout » que je suis, facile à faire taire, à éclater, si besoin était, se rappelle ceci.

 

Entre le mois d’avril 2021 et ce mois d’octobre 2021, j’ai eu à passer cinq tests antigéniques. A chaque fois, je ne me sentais pas malade. Je n’en n’éprouvais pas le besoin. Mais j’y ai néanmoins été contraint à chaque fois. Cinq fois. Deux fois, d’abord, à une semaine d’intervalle parce-que je faisais partie des « cas contacts » au travail. Au moins deux de mes collègues, au travail, ont attrapé le Covid dans mon service. Deux tests antigéniques, une tige dans chaque narine, deux fois de suite. Pour quel résultat :

 

Négatif !

 

On va m’expliquer ou il a déjà été expliqué que l’on peut très bien être négatif à un test antigénique et avoir contracté le Covid sans s’en être aperçu. Ou, aussi, qu’il y a eu et qu’il aussi des « faux négatifs ». Que le test antigénique n’est pas très sûr. Seulement à « 65% ». Alors que le test PCR, lui, serait plus fiable. Alors, on va dire que les deux premières fois où j’ai eu à passer des tests antigéniques alors que je me sentais bien, n’avais pas de fièvre et portais des masques anti-Covid de prévention en présence d’un public (collègues ou autres dans un lieu fermé), qu’il valait mieux s’assurer quand même que tout allait bien.

 

Mais cela n’était pas suffisant. Première injection de Moderna le 13 septembre et, à nouveau, au préalable, il faut subir un test antigénique. Car on ne sait jamais. Je me sentais mal ? J’avais de la fièvre ? Non. Nous sommes le 13 septembre 2021. La pandémie du Covid a été officialisée en France 18 mois plus tôt donc on commence quand même à avoir un peu d’expérience concernant les symptômes du Covid. Et, on a été largement informé de l’existence de la pandémie du Covid, mais, ce n’est pas grave : on va faire un nouveau test antigénique. Résultat ? Négatif pour la troisième fois. J’ai droit à ma première injection de Moderna à la suite.

Le 2 octobre, de moi-même, je pars faire un test antigénique. Je me sens mal ? Non. Seulement, afin de me rendre à un endroit donné, je sais qu’il me faut un test antigénique récent au résultat négatif. Résultat ? Négatif. Il s’agit du 4 ème test antigénique que je fais. Et, pour la quatrième fois de suite, le résultat est négatif.

 

Il m’a semblé que le résultat d’un test antigénique était valable 72 heures. «  A ce qu’on dit ». Je passe le test antigénique le 2 octobre après 13h, vers 13h30, j’arrive hier ( le 4 octobre vers 10h30) pour ma seconde injection de Moderna. Et, là, on m’apprend que, malgré tout, je dois refaire un nouveau test antigénique avant la seconde injection. 5ème test antigénique. Cinquième résultat négatif. Faux négatif ? J’ai pu être contaminé sans le savoir ?

 

Fin juillet, je me suis fait prescrire une sérologie Covid. Résultat : négatif. Début septembre, je me fais à nouveau prescrire une sérologie Covid. Résultat : négatif.

 

 

Cinq tests antigéniques et deux sérologies Covid entre mars-avril de cette année et ce 4 octobre 2021, soit en 7 mois, je suis à chaque fois négatif, je porte des masques anti-Covid régulièrement. Depuis le début de la pandémie en France en Mars 2020, j’ai réduit ma vie sociale comme beaucoup de gens. J’embrasse bien moins de personnes qu’auparavant pour les convenances sociales. Mais les résultats à mes différents tests de contrôle pourraient être de faux résultats négatifs. Et puis, je pourrais être porteur du Covid sans m’en rendre compte…..

 

Pour remédier à cela, il y a une solution : le vaccin anti-Covid et le pass sanitaire désormais obligatoires…..

Un peu de Ben Hur dans un monde de brutes. Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021.

 

On peut et on le droit d’être pro-vaccin comme de se sentir protégé par la vaccination anti-Covid. Mais, comment ne pas avoir le sentiment d’être baladé et d’être privé de certaines libertés pour des raisons injustifiées depuis le début de la pandémie du Covid après ça ?!

 

Il y a bientôt deux semaines maintenant, je n’ai pas pu me rendre à une exposition sur la céramique près de l’église St Sulpice. Il fallait présenter son pass sanitaire ou un test antigénique récent. Comme d’habitude, je portais un masque anti-Covid comme lors de toute manifestation publique. Laquelle exposition se déroulait sous des tentes à l’extérieur. Comment pourrais-je me laisser convaincre que, vraiment, le pass sanitaire ou la vaccination anti-Covid était indispensable afin de se rendre à cette exposition alors que je portais un masque anti-Covid ? Alors que dans certains magasins plus fréquentés, en intérieur, on peut entrer avec un simple masque anti-Covid sur le visage ?

 

 

Lorsque je relate ça, je ne suis pas dans la rumeur, la croyance ou le complot. Je parle de la vie courante. D’expériences concrètes que n’importe qui peut faire ou a pu faire depuis le début de la pandémie du Covid. Donc, même si l’on est pro-vaccin anti Covid, il me semble que l’on se doit, aussi, de voir ça. Et de comprendre que lorsque des gens, ensuite, ont des doutes ou refusent de se faire vacciner contre le Covid, que ces gens, ne sont pas si décérébrés que cela. Par moments, j’ai un peu l’impression que pour certains, se faire vacciner leur délivre comme une autorisation d’absence de pensée et d’observation. Ces personnes sont vaccinées, donc le vaccin anti-Covid injecté va penser et observer pour elles.

 

Ces vaccins anti-Covid sont, je l’espère, plus bénéfiques que néfastes, mais je ne crois pas qu’ils vont penser et regarder le monde mieux que je ne suis capable de le faire.

 

 

Mais, partons du principe, pour ma part, puisque j’ai encore quelques doutes à propos de ces vaccins anti-Covid que je n’ai donc plus que deux à trois ans à vivre, désormais.

Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021.

 

Randonnées

 

J’entends vivre au mieux lors de ces deux à trois ans qu’il me resterait à vivre. Puisqu’en acceptant ces vaccins anti-Covid, il semblerait que j’aie choisi de vivre petit au lieu de vivre Tapie; lequel Bernard Tapie, en décédant à 78 ans, a eu la grande classe de profiter d’une espérance de vie qui pourrait être supérieure à la mienne de plus de vingt ans !

 

Avant le jour de ma mort, j’espère que j’aurais pu me procurer une bonne paire de chaussures confortables et résistantes. Car la mort est une randonnée très longue dont le terrain peut être varié. Ce terrain est peut-être aquatique ? Toujours est-il qu’avant d’atteindre Paris St Lazare, je suis entré dans un grand magasin. Grand en ce sens qu’il s’agit de magasin de plusieurs étages où l’on vend des chaussures et des vêtements assez branchés, plutôt pour jeunes. Le magasin Citadium , sûrement bien plus fréquenté que la médiathèque de ma ville, et où, pourtant, j’ai pu entrer facilement avec un simple masque anti-Covid sur le visage. Alors que je le rappelle, dans la petite médiathèque de ma ville d’Argenteuil, ce 4 octobre 2021 et sans doute encore pour plusieurs semaines, il faut, depuis le 9 aout, fournir un pass sanitaire ou un test antigénique ou PCR récent au résultat négatif de moins de 72 heures. Cependant, même vacciné et même porteur d’un test antigénique récent au résultat négatif, j’ai décidé la semaine dernière que je ne retournerais pas dans « ma » médiathèque tant qu’il y aurait ces consignes absurdes de rétention ou d’exclusion sociale plus que de prévention sanitaire. Et, cela, de manière tout à fait légale puisque le gouvernement a «  dit que ».

 

 

 

En attendant, hier, au lieu de me rendre peut-être plus tard dans « ma » médiathèque, je suis entré dans le magasin Citadium. Car toutes ces mesures « bienveillantes » et préventives contre le Covid sont aussi là pour ça. Pour nous convaincre que nous avons beaucoup de chance de pouvoir consommer. Pouvoir aller consommer dans certains endroits, c’est aujourd’hui un très grand privilège. Même si, auparavant, il y a à peine deux ans,  on consommait déjà comme des gorets et sans avoir à demander la permission à l’entrée. On passait déjà à la caisse tout autant. Sauf que là, on peut même se sentir soulagé car, enfin, les magasins, les restaurants et autres sont à nouveau ouverts. Et nous pouvons y retourner.  Durant la pandémie, les forêts environnantes sont restées ouvertes. Mais il y en a de moins en moins. Et ce n’est pas cela qui nous intéresse. On prend beaucoup mieux l’air et l’on se change bien mieux les idées en faisant les magasins ou en allant au restaurant. Ou en boite.

 

Malgré mes propos, j’ai bien sûr du plaisir à me rendre dans certains magasins et au restaurant.

Hier,  d’ailleurs, dans le magasin Citadium, les vendeurs, un petit peu comme l’étudiant en médecine qui m’a piqué, sont sensiblement formés au relationnel avec la clientèle. C’est devenu courant désormais, pour un vendeur ou une vendeuse, d’être aussi « friendly ».

 

J’ai ainsi discuté pendant un bon quart d’heure avec une vendeuse enthousiaste et sympathique d’un stand à propos d’un article qui ne figurait pas dans ce qu’elle vendait :

Le vélo pliant de la marque Brompton.

Photo prise à Paris, fin septembre 2021. Au centre de la photo, le cycliste à casque jaune se déplace sur un vélo pliant de la marque Brompton.

 

Je me déplacerai peut-être en Brompton quand je serai mort. Et quand je ne pourrai pas pédaler, mes bonnes chaussures- que j’ai repérées mais que je n’ai pas achetées- me permettront de continuer de marcher. Je me rendrai peut-être dans une salle de cinéma ou dans une médiathèque.  Pas dans celle de ma ville puisque l’on continuera sans doute de réclamer le pass sanitaire un ou test antigénique récent à l’entrée.

 

Photo prise à Paris, ce 1er octobre 2021. Il semble que la fresque sur le mur soit la reproduction d’une oeuvre de Tignous, un des journalistes de Charlie Hebdo, assassiné avec plusieurs de ses collègues et amis en janvier 2015 lors d’un attentat terroriste islamiste. C’est un hasard si la femme qui passe en ce moment-là est vêtue de cette manière. Ce n’était pas calculé de ma part. Sur la gauche, on peut apercevoir l’affiche du film ” Mourir peut attendre” le prochain James Bond qui sortira demain, ce mercredi 6 octobre 2021.

 

 

Ce mercredi 6 octobre  (demain) sortira Mourir peut attendre, le dernier James Bond avec l’acteur Daniel Craig. Un film que je compte aller voir.

Photo prise à Paris, ce lundi 4 octobre 2021, vers 8h30 du matin. La route est barrée en raison du procès des attentats du 13 novembre 2015.

 

Entre le procès des attentats du 13 novembre 2015 auquel j’aimerais me rendre ;  les articles que j’ai prévus d’écrire comme celui à propos du film Retour à Reims de Jean-Gabriel Périot, inspiré du livre de Didier Eribon que je suis allé voir hier soir  à Argenteuil au cinéma Jean Gabin en présence de Jean-Gabriel Périot ;  à dix minutes à pied de chez moi, près de la médiathèque de ma ville.

Au centre, le réalisateur Jean-Gabriel Périot, au cinéma Jean Gabin, à Argenteuil, ce lundi 4 octobre 2021, après la projection de son film ” Retour à Reims”, inspiré du livre de Didier Eribon.

 

 

 

Il y a aussi des séjours que j’aimerais faire à Limoges, Berlin, en Algérie, en Guadeloupe et à la Réunion pour commencer et quelques autres projets, j’ai de quoi randonner. Pour cela, il me faudra des bonnes chaussures, un jour ou un autre. Ensuite, j’écrirai de nouveaux articles qui, je l’espère, feront aussi marcher des lectrices et des lecteurs avec plaisir. Ainsi qu’avec leur plein consentement.

Photo prise à Paris, ce 1er octobre 2021.

 

Franck Unimon, ce mardi  5 octobre 2021.

 

 

2 Comments

  1. Allô, l’ami !!
    bravo pour toutes ces belles réflexions…
    Reportage d’une vie qui bat !!
    amitiés
    Christian

  2. Bonsoir Christian, merci pour ton commentaire. Je suis content que l’article t’ait plu.

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