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self-défense/ Arts Martiaux

Le Maitre Anarchiste Itsuo Tsuda au Dojo Tenshin avec Manon Soavi ce mardi 8 novembre 2022

Paris, 13ème arrondissement. Octobre ou novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

Le Maître Anarchiste Itsuo Tsuda au Dojo Tenshin avec Manon Soavi ce mardi 8 novembre 2022.

 

Nous grouillons de rĂŞves et d’envies. RassurĂ©s par ces dĂ©cors que nous connaissons, et qui nous dĂ©corent aussi, comme par ce mode de vie que nous sommes encore nombreux Ă  avoir pu conserver, nous continuons, souvent, comme « avant Â».

 

MĂŞme si nous savons tout ce qui se raconte et perce au travers de certains Ă©vĂ©nements :

 

L’évaporation des possibilités fossiles- et autres- de notre environnement.

 

Nous ne parvenons pas à nous empêcher de répéter les mêmes erreurs car c’est ainsi que nous avons appris à persister. Nous sommes habitués, aussi, à ce que les malheurs se forment un peu partout autour de nous. L’Histoire de l’Humanité est faite de cette capacité à continuer.

 

Et, puis, aussi, nous sommes munis de nos plus grandes espĂ©rances. Dont celle d’ĂŞtre Ă©pargnĂ©.

 

Quelques fois, ou peut-ĂŞtre souvent, je me donne la leçon avec ce genre de pensĂ©e. Je «regarde Â» celles et ceux qui ont agi tout Ă  fait diffĂ©remment de moi lorsqu’ils se sont engagĂ©s tel, en ce moment, un Frantz Fanon. Je sais que ma vie n’est pas la leur. Pourtant, je ne peux m’empĂŞcher de me dire certaines fois que, comparativement Ă  ces personnes, je manque d’audace et de courage.

 

Résigné, dominé, apeuré, angoissé, trop raisonnable, trop prudent ou trop réaliste, je sais qu’une de ces caractéristiques ou toutes me désignent à un moment ou à un autre. Alors que nous vivons beaucoup de moments, seul ou à plusieurs, dans une seule journée. Peu m’importe, lors de ces instants de défaillance, ce que d’autres peuvent distinguer ou ont pu distinguer de moi de plutôt flatteur ou favorable. Car, alors, ma conscience m’appelle et me tranche avec mes/ses exigences.

 

Fort heureusement, il existe des solutions de repli, des opérations de sursis.

Un mot (« sursis») qui rime bien avec celui de la survie. Ainsi qu’avec la catharsis.

To Think out of the box

 

« To think out of the box Â» : On pourrait traduire cette phrase par « Sortir des sentiers battus». Mais, dit comme ça, c’est plat. Peut-ĂŞtre du fait de la plus grande variation des accents toniques dans la langue anglaise. PlutĂ´t que “Sortir des sentiers battus”, je prĂ©fĂ©rerais l’expression “Sortir des barreaux”. Des barreaux intĂ©rieurs. 

 

Ce mardi 8 novembre, j’ai essayĂ© de « Think out of the box Â». Pour cela, j’ai Ă©tĂ© stratĂ©gique. La veille, ma cervelle avait fait en sorte que je reste chez moi. Afin de pouvoir passer du temps avec ma fille jusqu’au coucher. Ainsi, le lendemain soir, j’ai pu plus facilement sortir de mes remparts pour retourner au Dojo Tenshin oĂą Manon Soavi nous a prĂ©sentĂ© son premier livre :

 

Le Maître Anarchiste Itsuo Tsuda ( Savoir vivre l’utopie).

A quelques mètres de l’entrĂ©e du bâtiment qui sert d’Ă©crin au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Déchaussés dès l’entrée, Dans cet espace sauvé du bruit et du réduit, nous sommes un peu plus d’une cinquantaine assis, dont deux ou trois enfants d’à peu près d’une dizaine d’années, ainsi que la veuve de Maitre Noro , sur le tatami du Dojo Tenshin lorsque Manon Soavi commence à nous parler.

Au dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

 

Aujourd’hui, certains termes comme  « ĂŞtre zen Â», «  le Ki Â» et d’autres Ă©tats enseignĂ©s par les Arts Martiaux sont des recettes tombĂ©es dans l’escarcelle du libĂ©ralisme nous dit Manon Soavi. On peut ainsi lire des conseils pour « ĂŞtre zen Â» ou le devenir dans un magazine fĂ©minin comme Biba. A quand des sachets de zen instantanĂ©s que l’on pourra bientĂ´t trouver dans des distributeurs Ă  cĂ´tĂ© de sodas et de pop corn aurait pu ironiser Manon Soavi ?! 

 

Manon Soavi, ce mardi 8 novembre 2022 au Dojo Tenshin. Photo©️Franck.Unimon

 

Ailleurs, nous dit aussi Manon Soavi,  Â« l’Anarchie Â» est devenue synonyme de « chaos Â».

 

 

Manon Soavi nous explique que l’expérience concrète de ces termes et de ces pratiques est très éloignée de ce qui en est présenté régulièrement sur la place publique et publicitaire. Ce faisant, elle nous rappelle d’une certaine façon la différence qui existe entre un pratiquant et un consommateur.

 

L’un et l’autre se font des destins très différents après une rencontre.

 

 

En quittant le Dojo Tenshin plus tard ce mardi soir, je serai particulièrement « content Â», en reprenant le mĂ©tro, de tomber sur cette publicitĂ© que j’avais prĂ©alablement repĂ©rĂ©e et rencontrĂ©e. PrĂ©sente depuis quelques jours dans notre environnement, le message de cette publicitĂ© qui se veut sĂ»rement antiraciste et moderne car une femme noire y figure est au moins une incitation Ă  la dĂ©pendance, ainsi qu’un rappel que la femme ( se) doit d’être une mère disponible pour ses enfants.

Paris, ce mardi 8 novembre 2022, dans le métro. Photo©️Franck.Unimon

Cette pub qui se veut « cool Â» et qui est facilement visible et accessible contrefait complètement certaines finalitĂ©s du Zen. Mais elle convaincra sĂ»rement certaines personnes.

 

Les personnes crĂ©dules qui prendront le contenu de cette publicitĂ© au pied de la lettre feront une autre expĂ©rience du Zen que celle vĂ©cue par RĂ©gis Soavi, le père de Manon Soavi, lorsque celui-ci, pratiquant d’Arts Martiaux depuis des annĂ©es, avait rencontrĂ© Itsuo Tsuda, le Japonais « nĂ© en CorĂ©e Â», dans les annĂ©es 70.

 

Itsuo Tsuda, en pleine séance.

 

Cette rencontre, nous dit Manon Soavi avant hier soir, a tout changĂ© pour RĂ©gis Soavi. Mais, cela peut sans doute se comprendre au moins pour deux raisons :

 

Régis Soavi, un homme déja en rupture, a rencontré en Itsuo Tsuda un autre homme en rupture qui, comme lui, voire plus que lui, était allé encore plus loin dans la rupture avec ce qu’il refusait du monde ou de la société. En 1970, à l’âge de 56 ans, Itsuo Tsuda avait ainsi rompu avec son emploi de salarié pour se lancer davantage dans l’aventure du Ki, du Katsugen Undo (ou mouvement régénérateur) comme de leur enseignement.

 

Une rupture favorable à la vie et à l’être humain.

 

 

Dans cette attitude ou cette posture de rupture, nous sommes donc Ă  l’opposĂ© de celle du consommateur ou du citoyen qui obĂ©it, se laisse berner, affaiblir, diluer ou soumet son corps, son travail, sa vie, son entourage et son salaire Ă  des dĂ©cisions qui peuvent ĂŞtre prises sans  lui en Ă©change d’une sĂ©curitĂ© et d’une prĂ©servation supposĂ©es qui lui seraient alors, de fait, garanties. MĂŞme lorsque ce qui est ou sera exigĂ© de lui est contraire Ă  ses valeurs.

 

Nous vivons dans un monde qui nous pousse à la dissociation. Un monde qui nous apprend régulièrement à adorer et à préférer la peur.

 

D’un côté, il nous est dit que nous sommes libres, égaux et responsables et plein de possibilités. D’un autre côté, nous vivons dans des sentiments d’impasse et d’impuissance qui contredisent ces messages.

 

Itsuo Tsuda, lui, a très tôt refusé ce mode de vie. En rupture à l’âge de seize ans avec son père, riche entrepreneur, comme avec les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale portées par les Japonais en Corée, il est parti vivre en France une première fois dans les années 30, en plein Front populaire.

 

Manon Soavi, au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Ce mardi 8 novembre 2022, au Dojo Tenshin, devant nous, Manon Soavi continue de dérouler devant nous une partie de l’histoire d’Itsuo Tsuda comme celle des quelques rencontres qu’il y a faites et qui ont changé sa vie en France ou ailleurs. Tel Marcel Mauss…

 

Plus tard, Itsuo Tsuda rencontrera Ueshiba sensei et deviendra un de ses élèves étudiant l’Aikido avec celui-ci jusqu’à sa mort en 1969. Itsuo Tsuda apprendra aussi le Seitai et le Katsugen Undo ( ou mouvement régénérateur) avec Maitre Noguchi mais aussi le Nô avec Maitre Hosada.

 

 

Dix années durant, par la suite, Régis Soavi deviendra un des élèves de Maitre Itsuo Tsuda. Maitre faisant partie des Kage Shihan ( Maitres de l’ombre) selon Maitre Henri Plée. Manon Soavi mentionne cette affirmation de Maitre Henri Plée dans son livre que j’ai feuilleté ce mardi soir avant de l’acheter.

 

On peut être l’élève d’un Maitre d’Arts Martiaux ou de toute autre discipline ou rester celui de réclames publicitaires permanentes et renouvelées.

 

Certaines de nos relations et rencontres peuvent être des réclames publicitaires permanentes et renouvelées.

 

Mais, viendra peut-ĂŞtre le moment, un jour, oĂą l’on deviendra un Maitre soi-mĂŞme dans un domaine quelconque qu’il s’agisse de celui de l’illusion ou de l’éducation.  

 

Une éducation hors système

Manon Soavi, au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Avant l’édition de ce livre, Manon Soavi a dĂ©butĂ© l’AĂŻkido Ă  l’âge de six (elle en a dĂ©sormais quarante) avec son père et fait l’apprentissage d’autres Arts martiaux. Elle a connu une Ă©ducation hors du système scolaire, une carrière de concertiste de piano pendant dix ans. Le Dojo Tenshin, d’ailleurs, accueille rĂ©gulièrement des enfants Ă©duquĂ©s en dehors du système scolaire ( Un sujet qui m’interpelle et dont je n’ai pas encore pris le temps de discuter avec RĂ©gis et Manon Soavi).

C’est peut-être pour cela qu’il y a sans doute une continuité dans le fait que ce soit quelqu’un comme elle qui, un jour, se soit décidée à écrire sur Itsuo Tsuda.

Au début, l’intention de Manon Soavi était d’écrire un article sur Itsuo Tsuda. L’article est devenu un livre.

Au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Lorsque ce mardi, j’ai demandé à Manon Soavi combien de temps lui avait été nécessaire pour écrire ce livre, elle m’a répondu :

 

“Il  y a deux rĂ©ponses”.

 

Un an et demi pour la rédaction. Rédaction facilitée par le confinement dû à la pandémie du Covid.

Et plus de trente ans si l’on considère le fait que, dès sa naissance, elle a baigné dans les enseignements d’Itsuo Tsuda qui ont marqué le temps et l’existence de son père et de sa mère.

 

Manon Soavi avait deux ans lorsque Itsuo Tsuda est mort en 1984. Il l’a prise dans ses bras mais elle ne s’en souvient pas. Elle connaĂ®t de lui ce que « la lĂ©gende familiale Â» lui a racontĂ© m’a t’elle prĂ©cisĂ© en souriant. Le reste, elle est allĂ©e le chercher et l’a en partie trouvĂ©. Car Itsuo Tsuda n’a pas tout dit.

 

Celles et ceux qui comptent nous disent rarement tout. C’est souvent Ă  nous de raconter ce qui reste. 

 

L’Anarchie

 

Sur le tatami, ce mardi, Manon Soavi nous dit qu’il y a de la provocation dans le titre de son livre car les termes « Maitre Â» et « Anarchiste Â» ne collent pas ensemble. L’anarchie vise Ă  Ă©chapper Ă  toutes formes de domination autant comme personne dominĂ©e que comme personne dominatrice. Elle nous parle des consĂ©quences du patriarcat. De la nĂ©cessitĂ© de l’ Â« empowerment Â». Plus tard, après sa parole, j’ai vu que, dans son livre, elle cite des extraits d’ouvrages de Mona Chollet, une auteure fĂ©ministe ( J’ai lu RĂ©inventer l’Amour de Mona Chollet ). D’ailleurs, du 27 septembre au 16 novembre de cette annĂ©e, une de ses Ĺ“uvres, Sorcières, a Ă©tĂ© lue sur scène.

 

Une commémoration

 

Après sa présentation, Manon Soavi répondra qu’au Japon, Itsuo Tsuda, est un inconnu. Très en rupture avec les instances officielles du Japon, cette indépendance lui a aussi valu l’anonymat dans son pays. Malgré ce qu’il a pu connaître et accomplir de son vivant tant en termes de pratiques, d’enseignement que de parutions.

 

Au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Photo©️Franck.Unimon

 

Itsuo Tsuda a Ă©crit une dizaine de livres en Français. Son premier livre, Le Non-Faire ,  est paru en 1973.

 

Inconnu ou ignoré au Japon, Manon Soavi nous a parlé, aussi, de son initiative, en 2013, d’organiser à Paris une commémoration pour les cent ans de la naissance d’Itsuo Tsuda (né en 1914).

 

Elle avait alors rĂ©ussi Ă  contacter des anciens Ă©lèves d’Itsuo Tsuda. Et, très vite, ceux-ci lui avaient assurĂ© qu’ils seraient prĂ©sents. Alors que près de trente annĂ©es Ă©taient passĂ©es depuis le dĂ©cès de « l’inconnu Â» Itsuo Tsuda. Cette rĂ©action spontanĂ©e de plusieurs de ses anciens Ă©lèves, puis leurs tĂ©moignages ensuite, ont attestĂ© de l’importance qu’il avait pu avoir pour eux.

 

 

Je me demande maintenant quelle rĂ©clame publicitaire -ou quel article que j’ai pu acheter- il y a trente ans a pu avoir sur moi, le mĂŞme effet. Pourtant, en trente ans, j’ai vu,  « connu Â» et « aimĂ© Â» un certain nombre de rĂ©clames publicitaires et d’articles que j’ai pu acheter dans un de nos innombrables temples de la consommation.

 

Toujours dans ces prĂ©paratifs afin de commĂ©morer Itsuo Tsuda, un ou une de ses  ancien(ne)s Ă©lèves a donnĂ© Ă  Manon Soavi le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone d’une ancienne Ă©lève  :

 

Madeleine D. Laquelle, durant une année hébergea Itsuo Tsuda et sa femme chez elle et son mari, en région parisienne. Car Itsuo Tsuda fut pendant une année en situation irrégulière d’un point de vue administratif. Et, il avait alors obligation de quitter le territoire de la France.

En hĂ©bergeant Itsuo Tsuda et sa femme, cette ancienne Ă©lève et son mari, furent aussi des personnes de « rupture Â». Et, Ă  travers eux, on pense Ă©videmment Ă  des rĂ©sistants ou Ă  tout individu, qui, lors d’une guerre ou d’un pĂ©ril imminent, a protĂ©gĂ© et cache chez lui des personnes vulnĂ©rables ou grandement exposĂ©es aux travers de certaines Lois.

 

En « donnant Â» Ă  Manon Soavi une des calligraphies d’Itsuo Tsuda en lui disant « Continuez Â», cette ancienne Ă©lève (Madeleine D.) a perpĂ©tuĂ© le travail de transmission du Katsugen UndĹŤ. 

Au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Prochain stage de Katsugen Undo du 9 au 11 décembre 2022.

 

 

L’édition d’un livre

 

 

Si Itsuo Tsuda a Ă©crit Ă  peu près une dizaine de livres (tous Ă©crits en Français), Manon Soavi voit dans la parution de son propre livre Le Maitre Anarchiste Itsuo Tsuda, une transposition du Non-Faire professĂ© par celui-ci.

 

Au Dojo Tenshin, ce mardi 8 novembre 2022. Livres de Itsuo Tsuda.

 

 

Une année durant, elle avait sollicité des maisons d’édition sans suite. Puis, finalement, un nouveau membre du Dojo a parlé de ce projet à un éditeur avec lequel il faisait zazen.

 

Et, c’est finalement l’éditeur, intéressé, qui a relancé Manon Soavi. La suite de cette histoire s’est probablement enclenchée ce mardi depuis le dojo Tenshin.

J’avais pratiquement fini d’écrire cet article deux jours après cette soirĂ©e au Dojo Tenshin. Puis, un dĂ©faut de connexion Ă  internet m’a empĂŞchĂ© de le publier avant aujourd’hui. Entretemps, ce lundi ( il y a trois jours) Ă  une projection de presse, je suis allĂ© voir le prochain film de Davy Chou qui se dĂ©roule en CorĂ©e du sud :  Retour Ă  SĂ©oul. Retour Ă  SĂ©oul  sortira au cinĂ©ma le 25 janvier 2023. Itsuo Tsuda, Japonais, Ă©tait nĂ© en CorĂ©e. C’est cette coĂŻncidence qui m’interpelle maintenant alors que j’ai dĂ©jĂ  Ă©crit mon article sur ce film ( Retour Ă  SĂ©oul un film de Davy Chou au cinĂ©ma le 25 janvier 2023). Une coĂŻncidence que j’avais oubliĂ©e en allant voir le film ce lundi.  

 

 

Franck Unimon, ce jeudi 17 novembre 2022.

 

 

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